La situation est comparée à 2016, année des attentats du 22 mars.


La propagation rapide du coronavirus en Belgique constitue un sacré coup dur pour le tourisme à Bruxelles.

Dans notre capitale, il est facile de remarquer depuis quelques semaines, la diminution du nombre de visiteurs. Le Manneken-Pis voit de moins en moins de monde se bousculer pour une photo et les cafés de la grand-place scrutent le pavé à la recherche de clients. "C’est vraiment désert. Nous avons en plus une clientèle d’un plus haut standing […] et ils annulent tous", nous explique le responsable d’un bistrot situé Grand-Place.

Les musées ressentent aussi une diminution en termes de fréquentation. Au Musée Belge de la Bande Dessinée, plusieurs groupes français ont annulé leur réservation. Bien que le mois de mars ne soit pas l’un des plus agités, Tine Anthoni, responsable public du musée, remarque quand même une baisse de 20 % par rapport à l’année passée.

Pour le secteur de l’Horeca, les pertes sont bien plus importantes. Au Funambule, marchand de gaufres implanté à deux pas de Manneken-Pis, le gérant enregistre une baisse située entre 60 % et 70 %. "Le week-end ça va, mais la semaine c’est catastrophique. Il n’y a plus de touristes. Et s’il n’y a pas de touristes, il n’y a pas d’économie". La situation est comparée à 2016, année des attentats du 22 mars. Concernant une prise de contact avec les autorités afin de discuter de la situation, rien n’a encore été fait.