Le réseau de pistes cyclables en Région bruxelloise devrait compter quelque 40 kilomètres supplémentaires d'ici peu.

La ministre régionale de la Mobilité, Elke Van den Brandt, espère ainsi décharger les transports publics alors que s'amorce une sortie de confinement progressive. "Une enquête a révélé que les navetteurs étaient prêts à délaisser les transports publics pour le vélo, moyennant une infrastructure suffisante. Nous allons accéder à cette demande", a-t-elle fait savoir.

Ce plan vélo se concentrera sur les voies d'accès vers le centre et les grands axes. La ville doit être équipée de véritables corridors cyclables qui doivent connecter les pistes existantes et permettre aux navetteurs en provenance de Flandre ou de Wallonie de rejoindre la capitale en toute sécurité. La Petite Ceinture est déjà bien équipée pour les cyclistes, mais quelques portions manquent encore, notamment dans les environs de la gare du Midi. Des interventions sont également prévues sur la Moyenne Ceinture où des travaux avaient déjà commencé pour les vélos, comme sur le boulevard Général Jacques et le boulevard Reyers. "Cette sortie de confinement pose de grands défis. Des décisions radicales sont nécessaires. Cela peut déclencher une révolution cyclable à Bruxelles", ose Mme Van den Brandt. Dans une lettre ouverte, la ministre demande aux Bruxellois de se montrer solidaires et de se déplacer à vélo ou à pied quand cela est possible. "Laissez les transports publics à ceux qui en ont vraiment besoin. Si vous êtes en bonne santé et que la distance n'est pas trop longue, prenez le vélo. Les voitures n'englueront ainsi pas à nouveau notre capitale lorsqu'écoles, entreprises et commerces rouvriront. Nous nous occupons de l'infrastructure nécessaire dans les plus brefs délais", conclut-elle.