Evoqué dès avril 2013, le projet Ekla est devenu une certitude. Les demandes de permis ont été introduites à la Région et les chantiers démarreront probablement début 2015. Le mini-quartier Ekla naîtra sur les 6 000 m2 en friche occupés jadis par les brasseries Vandenheuvel. Un lieu désert, à l’abandon, qui fait face à la Gare de l’Ouest, et que tous les Bruxellois connaissent de vue...

C’est peu dire qu’Ekla redonne du peps au quadrilatère Bonehill/ Van Humbeek/Ninove/ Vandenpeereboom. Ekla prévoit l’érection d’un parc public, d’une école pour 200 élèves, d’une crèche pour 50 enfants, de 43 logements conventionnés; de 48 logements pour étudiants, de 107 logements privés, de 500 m² de bureaux, d’un hôtel 2 étoiles (138 chambres) et de 2 commerces de proximité. Soit un total d’environ 25 000 m2 de bâti, sans compter les 185 places de parking en sous-sol.

Le symbole de ce renouveau? La tour de logements de 19 étages qui sera couverte de végétaux. Ekla prône clairement la mixité sociale : "Ce qui est important, c’est d’ajouter de la vie de quartier, d’améliorer la vie sociale et donc de ne pas juste créer un ensemble de logements", explique Sofie Rédelé, project developer au sein de la société Re-vive, qui a acquis le terrain, puis développé le projet.

La mixité sociale du quartier, grâce à la présence d’une école ou d’une crèche, est le fruit d’un combat de Re-vive. Cette société, active dans la récupération de terrains industriels et pollués, a dû faire preuve de patience pour convaincre les acteurs externes. "Pourquoi vous compliquez-vous les choses au lieu de mettre des logements ?", s’est souvent entendu dire l’entreprise. "On a dû se battre..."

Pour permettre la naissance d’Ekla, Re-Vive a travaillé main dans la main avec les Molenbeekois Olivier Mahy (MR) et Annalisa Gadaleta (Ecolo-Groen), respectivement échevins de l’Urbanisme et des Plantations. Olivier Mahy se réjouit de la mixité du projet mais explique que la commune s’est montrée exigeante sur l’architecture.

Le terrain actuel compte déjà un parc de 1 400m2 dont Molenbeek n’est pas propriétaire. Re-vive agrandira la zone verte de 200m2 avant d’en offrir l’entière propriété à la localité. "On a un groupe cible : la petite enfance, soit jusqu’à 12 ans. Les éléments du parc seront ludiques. On essayera que les élèves puissent utiliser le parc tandis que les riverains et la commune utilisent les bâtiments", s’enflamme Sofie Rédélé.