Le projet du collège de créer des nouveaux parkings dans le Pentagone (Rouppe-Nouveau Marché aux Grains-Yser et extension de Poelaert et des Brigittines) s’annonce comme le dossier qui empoisonne la majorité PS-MR. Hier, le sujet a, en tout cas, monopolisé le débat lors du conseil communal de la Ville de Bruxelles. Un débat houleux et loin d’être clos...

Le collège a dû faire face, une nouvelle fois, aux critiques de l’opposition ainsi qu’à celles de riverains et d’associations du centre-ville qui s’étaient invités à l’hôtel de ville. La situation avait également un air de déjà-vu, puisqu’en décembre dernier, le conseil communal votait, majorité contre opposition, le plan de circulation du Pentagone, avec, en toile de fond, deux cents à trois cents personnes venues exprimer bruyamment leur désapprobation aux projets de parkings.

Depuis, la tutelle régionale a émis des remarques sur le cahier des charges des chantiers. Le cahier des charges amendé était donc soumis, à nouveau, au vote. Avec, rebelote, un vote majorité contre opposition mais, cette fois-ci, un public un peu moins nombreux et plus calme venu marquer son désaccord. Une fronde qui a baissé depuis que le projet de parking de la place du Jeux de Balle a été abandonné...

Les demandes de permis, d’abord !

Mais le projet de remplacement, l’extension d’un parking existant, rue des Brigittines, à quelques centaines de mètres de la place du Jeu de Balle, attise aussi les critiques. "C’est une seconde session pour la majorité qui cherche une compensation au parking de la place du Jeu de Balle", a ironisé Fabian Maingain (FDF), qui s’est plaint de ne pas avoir pu analyser correctement le projet d’extension parce que les documents ont été transmis le jour même, à 10h30.

Marie Nagy, pour Ecolo, a, elle, rappelé qu’on ne lui avait toujours pas transmis l’étude qui justifierait la création de ces parkings. Ce qui, selon elle, serait en infraction avec la loi communale. Pour Christian Ceux (CDH), qui "ne voit pas d’argument" à la construction de ces parkings "si ce n’est de la pure idéologie", cette vision de la mobilité "sans étude d’incidence, sans parkings de dissuasion" est "indéfendable".

Els Ampe (Open VLD) , échevine de la Mobilité, s’est contentée d’une réponse assez laconique. "Je n’ai pas d’éléments nouveaux à apporter. Je voudrais juste préciser que nous respectons le Cobat et le plan régional de mobilité, Iris 2. S’il n’y a pas encore d’étude d’incidence, c’est parce que le partenaire privé doit, d’abord, préparer les demandes de permis. Ensuite, il y aura des études."

Enfin, elle a rappelé qu’un parking proche de la place du Jeu de Balle était motivé par une réelle demande, alors que ceux de la place Rouppe ou du Nouveau Marché aux Grains se justifiaient par des places de stationnement entièrement supprimés en surface.