Les agents pénitentiaires de la prison de Saint-Gilles ont entamé un mouvement de grève vendredi vers 15h00, a annoncé Laurent Lardinois, secrétaire régional CGSP. Le mouvement se poursuivra jusqu'à 06h00 samedi matin. Les syndicats se sont longuement entretenus avec la direction locale à compter de vendredi matin. Leurs demandes de tester tous les membres du personnel et de mettre l'aile où un premier détenu a été infecté en quarantaine ont été rencontrées, mais pas celle de limiter au strict minimum les mouvements à l'intérieur de l'établissement le temps de recevoir les résultats des tests effectués sur les détenus. A l'issue d'une assemblée générale, le personnel a décidé de se mettre en grève jusqu'à samedi matin 06h00. Ils ont mis en place le service minimum et ont quitté la prison.

Il s'agit d'une action décidée spontanément par le personnel à l'issue d'une assemblée générale, mais un préavis de grève avait été déposé au préalable au sujet du manque de personnel.

"On manque terriblement de personnel : Le cadre n'est pas complet et il y a des malades et des agents en quarantaine", commente Laurent Lardinois. "On a encore des cas positifs parmi les agents. La situation est à ce point critique. Pour nous, il fallait prendre des mesures de précaution et protéger tout le monde."

Les 16 ou 17 autres détenus testés positifs depuis le début de l'épidémie étaient des personnes qui entraient dans la prison pour se faire incarcérer.