"Les touristes et les fêtards sont dévalisés dans la rue, surtout le week-end et au petit matin." C'est la conclusion d'un journaliste de la chaine flamande VTM qui a suivi une patrouille de police bruxelloise. Selon lui, c'est autour du piétonnier et de la place de la Bourse que le problème se situerait.

Le journaliste, qui a été témoin de plusieurs incidents, n'hésite pas à parler de "no man's land, un lieu où rodent les immigrants clandestins et les criminels".

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS), a réagi auprès de nos confrères du Soir, réfutant cette image. Pour lui, ce problème de fréquentation s'explique par les nombreuses animations proposées de nuit et n'est pas neuf. "C’était déjà le cas il y a dix ans, sur la Grand-Place ou, il y a vingt ans, à Saint-Géry. Maintenant, c’est plutôt autour de la Bourse. Cela n’en fait pas pour autant une no-go zone!" 

Il détaille les raisons de la forte présence policière dans cette zone. "J’ai signé un arrêté de contrôle systématique, qui permet aux policiers d’effectuer des contrôles réguliers sur le périmètre. Il y a un phénomène de vols à la tire, que l’on rencontre surtout très tard dans la nuit. Mon job, c’est de trouver des solutions", explique ainsi le bourgmestre.

Si nos confrères évoquent 600 arrestations depuis début 2019, Philippe Close précise: "Il s’agit très souvent des mêmes auteurs, nos policiers spécialisés dans le vol à la tire, les trekkers, les connaissent pour la plupart. Ils sont vite relâchés, ce qui pose la question du bout de la chaîne."