La Région bruxelloise est censée se doter d’un Plan air-climat-énergie (PACE) afin d’atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre à l’horizon 2025. Ainsi en a décidé le Code bruxellois air-climat-énergie (Cobrace).

Le PACE a déjà passé le cap de l’enquête publique et est, pour le moment, sur le point de repasser sur la table du gouvernement en troisième lecture. Il comprend 59 mesures réparties sur neuf axes (bâtiments, économie, planification urbaine, etc.) et brasse large, trop large pour Ecolo.

"A ce stade, il y a 59 mesures, 123 actions mais pas de budget, pas de calendrier. Le PACE se veut un outil qui guide l’action mais il manque de concret", résume Arnaud Pinxteren, député bruxellois.

"A la lecture du plan, il n’y a quasiment aucune échéance de fixée, les seules références sont celles faites aux plans existants tels qu’Iris 2 dont on ne sait si les objectifs pourront être respectés. Quant au budget, il y a peu de chiffres ou alors des mesures conditionnées à la situation budgétaire régionale", détaille le député qui estime qu’en termes de transports, les mesures sont également pauvres avec un renvoi systématique à Iris 2.

Dans ces circonstances, l’opposition Ecolo craint que la ministre de l’Environnement, Céline Fremault (CDH), n’exhibe une coquille vide lors de la Conférence de Paris sur les changements climatiques qui débutera fin novembre et dont l’ambition n’est rien de moins que d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat.

Pire, craint Ecolo , Bruxelles risque des sanctions européennes car le plan "va à l’encontre des différentes directives européennes concernant la qualité de l’air, lesquelles précisent des échéances et des objectifs clairs, avec lesquels la Région n’est plus en conformité", conclut Arnaud Pinxteren.