Bruxelles Abdelhay Bakkali Tahiri, président du parti Islam, n'est plus un travailleur de Bruxelles-Propreté. Comme le relaient nos confrères de la RTBF, l'entreprise a pris la décision de le licencier le 26 juin dernier.

La chaîne publique détaille les raisons qui ont poussé Bruxelles-Propreté à se séparer de celui qui exerçait la fonction de brigadier depuis neuf ans. Il y en a plusieurs...

En 2017, Abdelhay Bakkali Tahiri passe un examen interne pour devenir surveillant, c'est-à-dire chef des brigadiers. Face à l'examinatrice, le président du parti Islam refuse tout contact physique, ce qui passe mal auprès des Ressources humaines qui, malgré la moyenne obtenue, refusent dès lors sa promotion.

Autre élément déterminant dans le choix de l'agence bruxelloise de licencier son employé, une interview donnée à la chaîne RT France le 25 avril 2018. Dans celle-ci, Abdelhay Bakkali Tahiri revient sur la polémique entre Redouane Ahrouch, cofondateur du parti Islam, et l'ex-journaliste Emmanuelle Praet lors d'un débat sur le plateau de RTL. Il y déclare que le choix de Redouane Ahrouch de ne pas avoir voulu regarder Emmanuelle Praet dans les yeux était justifié.

Enfin, Bruxelles-Propreté précise encore qu'une vidéo de 2014 a également pesé dans la balance. Sur celle-ci, on y voit Abdelhay Bakkali Tahiri distribuer des tracts électoraux avec sa veste de brigadier. Cette démarche politique et électorale durant les heures de travail et avec l'uniforme est contraire au règlement interne de l'agence bruxelloise.


Abdelhay Bakkali Tahiri réagit

Interrogé par la RTBF, le président du parti Islam revient sur son licenciement, qu'il conteste. "Mon licenciement est un licenciement politique à 100%. Il fait suite à celui de notre leader Redouane Ahrouch" (NDLR: licencié par la STIB).

Abdelhay Bakkali Tahiri revient alors point par point sur les motifs du licenciement. En ce qui concerne la vidéo de distribution de tracts électoraux, il explique: "Je ne savais pas que ce type de démarche était interdit. Ensuite, je ne voulais pas que l'on voit le logo de mon employeur. D'ailleurs, on constate que je porte un long foulard afin de masquer le logo de mon employeur. Je n'avais pas envie que cela se voit." Pour ce qui est de l'inteview à RT France en 2018, il assure que ses supérieurs étaient au courant de tout.

Le président du parti Islam, qui vient de se voir refuser un recours en extrême urgence au Conseil d'Etat, déclare n'avoir obtenu aucune indemnité de licenciement de la part de Bruxelles-Propreté. "J'ai confiance en la justice mais je n'ai pas confiance aux juges et aux magistrats", conclut Abdelhay Bakkali Tahiri à nos confrères rtbéens.