Bruxelles L’introduction du permis d’urbanisme est prévue au premier semestre 2019.

Aujourd’hui, l’espace Schuman, situé dans le quartier européen, est un simple rond-point avec des espaces peu qualitatifs réservés aux piétons et cyclistes. D’ici quelques années, cet endroit changera radicalement de visage, l’objectif étant de transformer cet espace en agora urbaine pour en faire un lieu de rencontres.

Mais le projet en l’état n’est pas du goût du député David Weytsman (MR), qui a interpellé le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A). "Plusieurs problèmes doivent être résolus afin que ce projet soit un succès. Le premier réside dans le manque de concertation avec les habitants, les commerçants, les entreprises et les institutions européennes. C’est fondamental pour éviter des oppositions de principe et des recours comme ceux connus dans le cadre d’autres projets. Deuxièmement, j’émets des réserves sur l’aménagement très minéral et déplore l’absence de verdurisation. Enfin, de graves problèmes de circulation se posent à cause du report d’une partie du trafic de transit vers des rues résidentielles", explique-t-il.

De son côté, Pascal Smet s’est montré rassurant, affirmant que "de nombreuses concertations ont eu lieu et nous avons enregistré les craintes et demandes de chacun".

"À l’heure actuelle, pour des raisons de sécurité, le bureau d’architectes désigné prend une série de mesures concernant la conception à revoir du rond-point Schuman. Celles-ci ont été définies à la suite d’une étude générale commandée par la Région bruxelloise et portant sur la sécurité, notamment dans le quartier européen. Cet ajout de mesures nous coûte logiquement un peu de temps."

Résultat, le permis d’urbanisme qui aurait initialement dû être déposé à la fin du mois de septembre, sera introduit au cours du premier semestre de 2019.

"Nous sommes en train d’élaborer l’avant-projet de réaménagement du rond-point et, dès qu’il sera plus ou moins validé, nous pourrons réinstaurer le dialogue sur cette base. On connaît les contraintes, les oppositions et les peurs que suscite ce dossier, mais tant que nous n’avons pas de plan, rien ne sert de discuter. Les craintes sont exactement les mêmes que lors de la piétonnisation du centre ou dans d’autres dossiers. Une fois le projet réalisé, ces craintes s’avèrent non fondées", conclut le ministre.