Ce type de vélo électrique peut atteindre la vitesse de 45 km/h.

Le speed-pedelec, comprenez un vélo électrique qui peut atteindre 45 km/h, est un mode de transport émergent, qui se développe rapidement en Belgique et plus particulièrement en Flandre. Le nombre actuel de trajets en speed-pedelec à destination et en provenance de la Région de Bruxelles-Capitale est estimé à environ 600 par jour. Une étude qui vient d'être publiée par Bruxelles Mobilité estime l’évolution potentielle à l’horizon 2030 à plus d’une dizaine de milliers de déplacements quotidiens.

Alors que la plupart des enquêtes portant sur les cyclistes bruxellois révèlent que la majorité d’entre eux sont d’anciens usagers des transports en commun, cette nouvelle étude souligne que la moitié des répondants (50,5%) recourraient auparavant à la voiture pour faire les déplacements qu’ils font aujourd’hui en speed-pedelec. Il y a donc un réel transfert modal depuis la voiture vers ce mode qui constitue une alternative durable pour des trajets de 25 km en moyenne autour de Bruxelles.

" Les études montrent qu’avec 20% d’automobilistes en moins, on réduit presque totalement les embouteillages. Offrir des alternatives à la voiture personnelle est l’objectif que nous poursuivrons tout au long de la législature, pour des raisons de fluidité mais aussi de qualité de l’air et convivialité de la ville. Peu encombrant, peu polluant et capable de faire de longues distances, le speed-pedelec peut constituer une alternative intéressante à la voiture personnelle pour les Bruxellois et les navetteurs", explique Elke Van Den Brandt (Groen), ministre bruxelloise de la Mobilité.

Les répondants à l’enquête indiquent une préférence pour les infrastructures cyclables séparées (plutôt qu’une circulation sur la chaussée) et un marquage au sol clair (pistes cyclables marquées, bandes bus).

Pour stimuler l'utilisation du speed-pedelec, Bruxelles Mobilité prévoit de prendre en compte les besoins de ce mode spécifique en termes de signalisation et / ou d'infrastructure.

La mise en œuvre d’un réseau "Vélo PLUS" est prévue dans le nouveau plan régional de Mobilité (GoodMove). Il s’agit d’un réseau destiné prioritairement aux liaisons rapides à l'échelle métropolitaine (un réseau cyclable principal comprenant les itinéraire permettant des connexions interrégionales). Le caractère direct du trajet et la limitation des conflits avec les autres usagers sont particulièrement importants. Les aménagements cyclables séparés y sont privilégiés à la circulation mixte. Ils sont dimensionnés de façon à permettre la circulation des vélo-cargos.

En moyenne, les utilisateurs de speed-pedelec indiquent rouler à 30 km/h en milieu urbain, tandis que la vitesse peut atteindre 45 km/h.

Le principal facteur d’accident perçu par les utilisateurs est le comportement imprévu des autres usagers (34,7% des réponses), suivi de la vitesse et/ou de la pression automobile en infrastructure partagée. En termes d’accidentologie, si l’étude met en évidence que les accidents ont lieu (ou ont été évités de peu) à hauteur d’un carrefour (29,8%) ou sur une section de la voirie
(29,8%), on constate avec surprise que la majeure partie des accidents et/ou situations accidentogènes se sont produits sur des pistes cyclables séparées (31,9%). 

"C’est l’occasion de rappeler que les pistes cyclables séparées ne sont pas exemptes de conflits avec les voitures : sorties de garage, ouverture de portière, ou encore stationnement illicite. Il est donc tout aussi important de familiariser non seulement les usagers eux-mêmes, mais également les autres usagers de la route, avec ce nouveau moyen de transport, ses caractéristiques et ses risques", explique de son côté Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité.