La question était sur les lèvres de nombreux coureurs depuis plusieurs semaines mais la réponse ne faisait plus guère de doute. Il n’y aura pas de 20 km de Bruxelles le 30 mai 2021, comme initialement prévu.

Si les événements sportifs en extérieur devraient pouvoir reprendre, sous un protocole strict, à partir du 1er avril (voir par ailleurs), il est inconcevable que le plus grand événement running du pays puisse se tenir d’ici un peu plus de deux mois. Selon ce protocole, soit avec des vagues de maximum 60 personnes autorisées dans un premier temps au rythme de 3 vagues par heure, il faudrait par exemple un flux continu durant plus de 7 jours, 24 heures sur 24, pour accueillir les plus de 30 000 participants qui se massent chaque année dans le parc du Cinquantenaire.

Si c’est en 2021, ce sera le 12 septembre

Mais pas question d’évoquer, à ce stade, une seconde annulation de rang. Un plan B, mijoté depuis plusieurs semaines, prévoit la tenue de l’événement à la rentrée, à la date du dimanche 12 septembre.

Une date qui doit cependant encore être validée par le GEMS (le Groupe d’experts en charge de la stratégie de sortie) et qui reste évidemment soumise à l’évolution de la situation sanitaire chez nous.

À cette période, l’organisation a néanmoins bon espoir de pouvoir accueillir un maximum de coureurs dans des conditions presque normales.

"D’ici là, du chemin aura été fait concernant la vaccination", a réagi, à notre information, Carine Verstraeten, à la tête de l’organisation des 20 km de Bruxelles. "Et s’il faut s’adapter et s’étaler, tant dans le temps que dans l’espace, nous le ferons, dans la mesure du possible. Mais notre souhait est qu’un événement comme celui-ci puisse se tenir, pour continuer à faire vivre Bruxelles comme nous le faisons depuis plus de 40 ans. Cette organisation demandant beaucoup d’anticipation, voilà pourquoi nous avons déjà bloqué la date du 12 septembre."

Les 20 km s’ouvrent aux marcheurs

Que ce soit en 2021 ou en 2022, il est d’ores et déjà certain que les prochains 20 km de Bruxelles connaîtront une évolution, avec la volonté de l’organisation de s’ouvrir à un public encore plus large pour renforcer la convivialité et la dimension de l’événement.

Concrètement, les marcheurs seront désormais les bienvenus. Dès septembre prochain si la 41e édition peut bel et bien avoir lieu à cette date.

Un temps total de 6 heures sera ainsi autorisé pour boucler le parcours afin de permettre aux marcheurs de s’intégrer à l’événement alors que tous les coureurs, handi-sportifs y compris, s’élanceront au préalable selon la formule habituelle qui fait le succès de l’événement.

"Ce que nous avons réussi avec les coureurs, puis les sportifs moins valides, on veut le faire avec les marcheurs. Autour de la notoriété des 20 km, notre volonté est de créer un nouvel environnement, avec une convivialité encore renforcée, soutient Carine Verstraeten. Il y a une forte demande de la part des marcheurs et nous sommes persuadés que les accueillir renforcera encore l’aspect festif de l’événement tout au long du parcours."

Un casse-tête pour les organisations

Si des compétitions extérieures devraient à nouveau être autorisées à partir du 1er avril, les conditions seront strictes et nombreuses.

Le dernier protocole des activités physiques et sportives publié début mars a offert des perspectives pour les coureurs mais aussi pour les organisations. Sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire, il devrait à nouveau être autorisé de proposer des courses à partir du 1er avril. Mais on est loin de la situation qui était de mise avant la Covid-19.

Si course il y a, ce sera par vagues de maximum 60 coureurs, à raison de 3 vagues par heure. Soit un flux maximum de 180 participants par heure. Avec un espace minimum de 10 m² dans la zone de départ pour chacun et des lieux d’arrivée et de départ distincts. Sans oublier l’interdiction de ravitaillement, des préinscriptions obligatoires, l’absence de spectateurs et de bars à l’arrivée ou encore de nombreuses démarches administratives.

Cela ouvre une voie, notamment pour les trails qui ont l’avantage de ne pas devoir bloquer la circulation. Mais tant pour les structures bénévoles que professionnelles, les conditions imposées font qu’il est compliqué, voire parfois impossible, d’organiser un événement. Sans même évoquer ici la rentabilité recherchée par le biais de ces manifestations.

Mais ci et là dans le pays, des organisateurs, créatifs et poussés par l’énergie de leur passion, relèvent néanmoins le défi de proposer, dès avril, des courses. Avec la volonté de montrer que c’est possible avant, on l’espère, des conditions moins contraignantes dans les prochains mois.