Les 58 dernières cabines bruxelloises auront disparu d’ici fin 2015.

L’enlèvement des six cabines téléphoniques publiques se trouvant sur le territoire de la Ville de Bruxelles est actuellement en cours. Le processus d’enlèvement des cabines Belgacom, lancé depuis quelques années, est ainsi proche de son terme. Les dernières cabines bruxelloises à être retirées seront celles se trouvant dans les gares de Bruxelles-Nord, Bruxelles-Central et Bruxelles-Midi. Ce sera pour la fin de l’année 2015.

La Région bruxelloise compte encore actuellement 58 cabines téléphoniques. Celles-ci sont réparties inégalement sur les différentes communes de la capitale. Si Uccle (10), Anderlecht (8), Schaerbeek (7) ou même Saint-Gilles en comptent encore un nombre appréciable, Jette ou Woluwe-Saint-Pierre n’en possèdent plus qu’une seule. Quant à Molenbeek et Saint-Josse, elles n’en ont même plus sur leur territoire ! Si le nombre important de cabines uccloises est difficilement explicable, celles d’Anderlecht et de Saint-Gilles ont beaucoup à voir avec la présence de la Gare du Midi.

La suppression des cabines téléphoniques n’est pas propre à Bruxelles mais concerne l’ensemble du territoire belge. Encore 18 000 en 1997, les cabines sont ensuite passées à 8 000 en 2008, pour atteindre le 30 juin dernier le nombre de 1 175.

Les raisons qui poussent Belgacom à supprimer ces cabines sont nombreuses. A commencer par leur quasi-inutilité depuis l’avènement des téléphones portables. "Les frais de maintenance, vandalisme compris, de l’ensemble des cabines téléphoniques s’élèvent à 1 000 € net par cabine par an. Des coûts désormais disproportionnés par rapport à leur utilisation", explique Frédérique Verbiest, porte-parole de Belgacom.

L’entreprise de téléphonie estime ainsi qu’une cabine téléphonique a été utilisée en moyenne, en 2012, 14 minutes par mois. Quelque 50 % des cabines sont d’ailleurs utilisées moins de sept minutes par mois.