Bruxelles

À Bruxelles, ce sont les CPAS qui compensent lorsqu'une personne ne peut pas se payer de place en maison de repos.

En Région bruxelloise, lorsque les revenus d'une personne sont insuffisants pour payer son séjour en maison de repos, ce sont les CPAS qui compensent. D'après une étude du PTB et les chiffres reçus par la ministre du Logement Céline Fremault, les CPAS des 19 communes ont investi en 2016 7 millions d'euros parce que les Bruxellois n'arrivent pas à payer leur place en home.

"Les tarifs des homes sont trop élevés comparés aux pensions trop basses. Jusqu'à 3 femmes sur 4 n'arrivent pas à payer le tarif moyen d'un home", déplore Maria Vindevoghel, tête de liste PTB à la Chambre. Le parti de gauche présente ainsi un plan de 4 mesures pour lutter contre la pauvreté chez les personnes âgées. Les trois premiers points sont fédéraux et concernent l'augmentation des pensions. La dernière mesure propose quant à elle d'augmenter le nombre de places en homes publics à Bruxelles.

"Les pouvoirs publics ne créent pas assez de lits en maisons de repos à Bruxelles. Actuellement, on compte 3500 lits publics, contre 13500 lits privés. La Flandre compte, elle, plus de 50% de lits publics. Ce manque d'ambition des politiques bruxelloises a laissé aux multinationales le champ libre pour s'emparer du marché : Orpea, Senior Living Group etc, contrôlent aujourd'hui 36,7% des lits dans les homes. Et vu la pénurie et les temps d'attente, les prix s'envolent", explique Maria Vindevoghel.

Pour rappel, lors de cette législature le PTB avait introduit une proposition d'ordonnance au parlement bruxellois pour garantir 50% de lits dans les homes publics. "Nous préférons que les presque 5 millions d'euros par an que paient les CPAS à des homes privés parce que ces pensionnés n'arrivent pas à payer leurs tarifs, soient investis dans le financement de lits à prix abordables dans les homes publics."