Bruxelles

Les explosifs d’Anderlecht étaient très anciens

Ces explosifs avaient été cachés sous un escalier par un ancien militaire russe mort en 2011.

L’enquête aura rapidement fait la lumière sur cette découverte a priori pas véritablement rassurante, d’autant qu’elle avait été fortement gonflée lundi par la chaîne de télévision flamande VTM, la première à diffuser l’information.

Samedi vers 19 h 30, les services de police avaient été avisés par un ouvrier de la découverte d’un sac contenant des explosifs artisanaux. Ceux-ci étaient dissimulés dans une cache d’un escalier d’une habitation de la rue Sergent De Bruyne à Anderlecht. Un important dispositif policier avait été déployé sur place. À côté de ces explosifs, le service de déminage avait aussi découvert une trentaine de détonateurs, des couteaux et des coups-de-poing américains.

À la manière des braqueurs

L’explosif était parfois disposé dans des tuyaux, ce qui rappelait un modus operandi utilisé par des braqueurs de fourgons qui les plaçaient sur des cibles à l’aide de ventouses de vitrier.

VTM avait rapproché cette découverte du départ du Tour de France qui s’était élancé le même jour dans la capitale. Le parquet de Bruxelles, qui supervisait l’enquête, avait tenu à préciser que rien ne permettait d’affirmer qu’il s’agisse d’engins destinés à commettre un attentat futur. L’hypothèse de la découverte d’une ancienne cache d’explosifs était également envisagée.

Un militaire russe décédé en 2011

Celle-ci a été confirmée. Il ressort ainsi de plusieurs éléments d’enquête que le sac contenant une série d’explosifs, des couteaux et coups-de-poing américains appartenait à un homme, G.A., un ex-militaire russe, né en 1965 et décédé au cours de l’année 2011.

En effet, il ressort de l’audition de l’ancien propriétaire du bâtiment que G.A. était connu pour possession de couteaux dans le courant des années 2000. La police le connaissait pour ces faits. À l’époque, il était dans un état psychologique instable enclin à la paranoïa.

De plus, précise le parquet de Bruxelles, la cache a été retrouvée dans la première marche de l’escalier qui menait au palier où se situait l’appartement de l’intéressé.

Enfin, l’empreinte digitale de G.A. a été retrouvée sur la partie interne du scotch formant un étui pour l’un des couteaux retrouvés dans la cache.

“Ce dossier n’est donc, en aucun cas, en lien avec les événements festifs qui se sont déroulés ce week-end à Bruxelles ou encore avec les dossiers terroristes que la Belgique a connu ces dernières années”, conclut le parquet de Bruxelles.

Dans la mesure où G.A. est décédé en 2011, celui-ci clôturera le dossier après réception des résultats des derniers devoirs d’enquête.