Selon une étude de Bruxelles Environnement, la pollution sonore est la deuxième plus grosse source de nuisances. Le bruit en ville serait même la première cause de déménagement.

Une préoccupation que l’on retrouve dans le nombre de plaintes adressées à la division Inspectorat et sols pollués de l’ex-IBGE. Plus de 300 plaintes concernant des nuisances sonores lui ont été adressées en 2015 sur un total de 467 plaintes (hors plaintes concernant les avions). "Il y a une augmentation globale de 20 % du nombre de plaintes par rapport à 2014. Celles qui concernent le bruit suivent cette tendance et totalisent 2/3 des dossiers", explique Vincent Cauchie de la division Inspectorat et sols pollués.

Ces plaintes pour bruit concernent en premier lieu des nuisances constatées à l’intérieur des logements (31 %). "Il s’agit le plus souvent d’un voisin bruyant, que ce soit avec sa machine à laver, sa télévision ou le chien qui aboie", détaille le responsable.

Viennent ensuite les plaintes qui concernent l’Horeca (26 %), le plus souvent pour de la musique trop forte ou une hotte bruyante. Les salles de spectacle, les discothèques totalisent 14 % des plaintes, la plupart du temps également pour une musique un peu trop amplifiée.

Enfin, les commerces de détail rassemblent 8 % des plaintes, le plus souvent pour une installation frigorifique ou un conditionnement d’air bruyant.

Le niveau des plaintes a donc été particulièrement élevé en 2015 et ce, tout au long de l’année (traditionnellement, il y a plus de plaintes en été lorsque les fenêtres sont ouvertes), constate Bruxelles Environnement. "Le phénomène est cyclique même s’il y a une tendance globale à l’augmentation", constate l’expert.

Si les raisons de cette augmentation ne sont pas faciles à établir, l’expert pointe tout de même deux facteurs. Le premier est plutôt d’ordre sociologique. "Ce sont surtout les plaintes dans les logements qui augmentent. On connaît de moins en moins son voisin à Bruxelles. Auparavant, les conflits se réglaient plus souvent à l’amiable."

L’autre est lié à la densification de l’habitat. "De plus en plus de maisons unifamilales sont transformées en appartements avec peu d’attention portée à l’isolation acoustique."

La pollution de l’air en deuxième position

En ce qui concerne les autres plaintes collectées par l’ex-IBGE, elles concernent principalement la pollution de l’air (15 %) (pour par exemple, un poil à bois polluant ou une cabine de peinture odorante), les ondes électromagnétiques (12 %) (principalement pour des antennes GSM), les déchets ou le non-respect des permis d’environnement.