Bruxelles

Cent cinquante ! Le chiffre est alarmant, étant entendu qu’il cible des adresses saint-gilloises potentiellement vides. "Il est urgent de développer la panoplie d’instruments tels que la taxation sur les immeubles abandonnés" , indiquait avant-hier, Raphaël Vandenbosch.

L’homme coordonne l’action du vigilant Codes, le Comité de défense de Saint-Gilles, un organisme qui procède depuis 2003 à ce type de relevés. Largement soutenu par le RBDH (Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat), notre interlocuteur a détaillé la méthodologie qui mena à cette donnée : "Actuellement, l’on imagine à peu près 1 000 logements suspectés d’être inoccupés sur 28 000, à Saint-Gilles. Ces 1 000, il faut les réduire - certains sont en travaux, par exemple. Il en reste 375. Ce qui correspond aux 150 adresses, c’est-à-dire parfois des maisons non habitées, parfois des appartements."

Fort de cette comparaison d’année en année, le Codes a déposé 150 plaintes à l’administration. "Rue du Fort, il y a 5 toits vides depuis plusieurs mois. Soit 25 logements qui pourraient être créés. Mais il y en a beaucoup rue Théodore Verhaegen ou dans les grands axes commerciaux , situe Raphaël Vandenbosch. Aux étages de magasins."

Revenons une seconde à la taxe sur ces bâtis sans vie. Un : car elle existe, en la commune de Charles Picqué (PS). Deux : parce que selon le comité, 2011 se limita à 30 misérables taxations. En pleine crise du logement

Dans le tout Bruxelles, le RBDH a sommairement repéré 400 adresses vierges d’occupation. " Environ 2 000 logements ! " Soit trois fois rien en regard d’une estimation cumulant entre 15 et 30 000

Menant campagne, le RBDH réclame de chaque commune un inventaire complet des volumes non occupés; une forte taxation des bureaux vides (deux millions de mètres carrés); et, au besoin, l’application d’ "un droit de gestion publique" . D’ici là, l’ASBL apposera un sigle autocollant sur les logis déficients.