Bruxelles Après Billy Bike, c’est O Bike qui se répand dans les rues de la capitale.

Depuis ce vendredi, des vélos jaunes qui n’ont rien à voir avec les Villos se répandent dans les rues bruxelloises. Il s’agit des vélos O Bike, des vélos partagés qui n’ont pas besoin d’être ramenés à des bornes. Après Billy Bike et bientôt Gobee Bike, de plus en plus de vélos partagés débarquent à Bruxelles.

L’entreprise est toute jeune, elle s’est lancée à Singapour au début de l’année et elle a déjà conquis l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suisse et l’Angleterre, notamment. Ce week-end, les vélos ont débarqué à Bruxelles.

"Environ 500 vélos sont déjà disponibles depuis vendredi. Nous visons toutes les grandes villes et notamment les capitales qui connaissent des problèmes de mobilité, d’embouteillage et de pollution. Nous pensons que le vélo peut être une excellente solution à proposer dans les villes qui sont congestionnées", explique Marco Piu, le correspondant français de la société.

Le principe d’utilisation est simple. Il suffit de télécharger l’application qui géolocalise les vélos sur le territoire bruxellois. Une fois la caution payée, vous cherchez le vélo le plus proche. Une fois choisi, il se déverrouille grâce à un QR code qu’il faut scanner. Les explications se trouvent sur chaque vélo. La grande force de ce petit nouveau est sans doute son prix qui défie toute concurrence puisqu’il coûte 1 € par demi-heure.

Aucun cadenas n’est utilisé, seul un petit dispositif qui bloque la roue est à verrouiller lorsque le vélo n’est pas utilisé. Il n’est donc plus nécessaire de ramener son vélo à une borne, il peut être laissé n’importe où dans le territoire couvert par l’application. Et pour certains, cela pose déjà problème. En effet, après quelques jours seulement à Bruxelles, des photos circulent déjà sur les réseaux sociaux pour dénoncer le peu de considération qui est fait de ces vélos bon marché dans les autres pays. Vu qu’aucun cadenas et qu’aucune borne ne sont prévus, les vélos se retrouvent parfois abandonnés dans la rue ou sur les trottoirs.

Même si Bruxelles n’a pas encore été témoin de ce genre de problème, il est vrai que c’est un risque. Mais la situation a vite été prise en main par la société puisque des équipes sont chargées de faire des rondes pour régler les problèmes de stationnement dans les villes où des problèmes sont avérés. Elles sont aussi chargées de repérer les vélos défectueux ou cassés et de faire en sorte que tout se déroule bien dans chaque ville.

Déjà trois sociétés de vélos en flotte libre

A l’instar de l’autopartage, les vélos partagés semblent avoir la cote. Ces dernières semaines, à Bruxelles, on les a vus débarquer de toutes les couleurs. Fin août, c’était Billy Bike, avec ses vélos noir et bleu, qui enclenchait une petite révolution dans le monde du vélo partagé puisqu’il proposait un service en "free floating", en flotte libre. Ce système permet de laisser son vélo accroché à n’importe quel poteau ou arceau pour vélo. Il n’est plus nécessaire de trouver une borne avec un emplacement libre pour se débarrasser de l’engin. Le gros point positif de Billy Bike est que la société propose des vélos électriques qui permettent de rendre les courbes bruxelloises un peu moins pénibles. Mi-septembre, c’est donc O Bike qui s’est fait une place sur le marché en proposant directement 500 de ses vélos jaunes. Même principe que pour Billy Bike, ils abandonnent les bornes mais ne proposent pas d’alternative électrique. Enfin, Gobee Bike, les vélos verts, avait émis l’idée de s’installer à Bruxelles. Déjà présents dans d’autres pays, les vélos devraient bientôt investir les rues de la capitale, même si aucune date définitive n’a été confirmée.