Bruxelles

Afin de permettre aux personnes les plus fragilisées d’accéder à un logement décent, une allocation-loyer avait été mise en place par le gouvernement bruxellois lors de la précédente législature. Mais cette aide financière pouvant être délivrée dans l’attente d’un logement social avait touché très peu de ménages, notamment en raison d’une procédure et de conditions d’accès trop strictes.

"En début de législature, j’avais le choix : supprimer le mécanisme ou l’améliorer pour le rendre accessible à plus de personnes, j’ai opté pour la seconde solution. Nous devons pouvoir donner de l’air à tous ces Bruxellois qui attendent depuis de longues années un logement public. L’allocation-loyer permettra d’apporter une aide concrète et immédiate à des personnes qui se logent avec difficulté sur le marché privé", fait valoir la ministre régional du Logement Céline Fremault (CDH).

Afin que davantage de ménages bénéficient de cette aide, la réglementation a donc été revue. Bien entendu, il y a toujours des conditions à respecter. Ainsi, le demandeur doit être inscrit sur une liste d’attente pour un logement social et bénéficier d’au moins 12 titres de priorité.

Ses revenus ne peuvent dépasser le revenu d’intégration sociale (RIS) et son logement ne peut pas dépasser un loyer de référence. Cette dernière condition consiste à s’assurer que l’allocation-loyer n’aura pas d’effet inflatoire sur les loyers qui seraient artificiellement augmentés par les propriétaires.

Contrairement à ce qui se passait sous l’ancienne législature, le demandeur pourra enclencher lui-même la procédure s’il estime remplir les conditions. Pour ce faire, il se rendra auprès de sa SISP (Sociétés Immobilières de Service Public) afin d’effectuer une demande de formulaire. Le montant de l’aide est de 100€ avec un plafond fixé à 150€ en fonction du nombre de personnes à charge.

"Cette réforme de l’allocation-loyer est une première étape. Je travaille déjà sur la deuxième phase qui consiste à mettre en place une allocation généralisée", annonce la ministre Fremault. Il s’agira de regrouper au sein d’un même dispositif différentes aides comme les allocations de relogement destinées aux personnes quittant un logement inadéquat ou les allocations de l’inspection du logement pour les personnes quittant un logement insalubre.