Des actions similaires sont menées ce mercredi dans d'autres villes du pays. Des syndicalistes de la CGSP-Cheminots et de la CSC-Transcom ont sensibilisé les voyageurs en les informant sur la situation et les ont encouragé à utiliser les guichets, de 08h30 à 09h45, dans les gares de Bruxelles-Midi, Bruxelles-Nord et Bruxelles-Central.

Les manifestants se sont ensuite rassemblés dans le hall de la gare centrale et sont partis en cortège jusqu'au Cabinet de Georges Gilkinet, à l'entrée duquel une plaque portant l'inscription "Ministère des guichets fermés" a été apposée. Des slogans comme "Guichets fermés = Voyageurs abandonnés" étaient lisibles sur des banderoles et pancartes.

Le conseil d'administration de la SNCB a acté le 9 février la fermeture d'ici la fin de l'année des 44 guichets réalisant le moins de transactions et la réduction des heures d'ouverture de 37 autres. "Il y a 77 Equivalents Temps Plein (ETP) qui vont être supprimés dans la vente", ajoute Philippe Dubois, secrétaire permanent à la CGSP-Cheminots Bruxelles. "Il n'y a pas de licenciement, mais les pensionnés ne seront pas remplacés et des agents commerciaux vont être réaffectés vers d'autres services. Les agents commerciaux n'ont plus de perspectives d'avenir. Les premières victimes de cette décision seront les voyageurs".

Une délégation de l'ONG Greenpeace était présente pour appeler à suspendre cette décision de réduire les services dans les gares. "Les discussions vont commencer cette année avec le ministre Georges Gilkinet et la SNCB autour du nouveau contrat de service public, qui va déterminer la vision poursuivie durant les 10 années à venir pour les chemins de fer et les transports publics en général", remarque Elodie Mertz, experte Qualité de l'air et Mobilité à Greenpeace. "On trouve interpellant que cette décision de fermer des guichets soit prise maintenant, et non incluse dans ces discussions dans un souci climatique, étant donné que les transports en commun ont un rôle à jouer, mais aussi dans souci d'inclusivité. Pour beaucoup de personnes, la présence de personnel et l'accès à un service non numérique sont très importants pour pouvoir voyager".