Une plainte collective de parents d'adolescents violentés par la police à la suite de la manifestation du 24 janvier dernier à Bruxelles n'a pas été acceptée par le juge d'instruction mardi. "Le juge d'instruction, saisi à la suite d'une première plainte déposée avec constitution de partie civile, a estimé qu'il devait être saisi par le procureur du roi en ce qui concerne les autres plaintes. Il ne les a donc pas actées mardi", a expliqué mercredi Me Patricia Van Der Smissen, conseil de parents d'adolescents victimes.

"Nous demandons donc maintenant au procureur du roi de recevoir ces nouvelles plaintes et de confier l'enquête au même juge d'instruction", a-t-elle ajouté. "Nous refusons de déposer plainte séparément. La balle est dans le camp du procureur du roi", a pour sa part expliqué Me Selma Benkhelifa, représentant d'autres parents dans cette affaire.

Le 24 janvier dernier, une manifestation contre une "justice de classe" a eu lieu au Mont des Arts à Bruxelles. La police a procédé à l'arrestation administrative de 245 personnes, dont 86 mineurs.

Les jours suivants, divers témoignages ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias affirmant que la police avait usé inutilement de violence, notamment à l'égard de personnes qui n'avaient pas participé à la manifestation. Un groupe de parents de plusieurs mineurs arrêtés a déposé plainte auprès du Comité P et le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête. Par ailleurs, un syndicat de police a lui-même dénoncé les comportements violents de certaines policiers lors de cette manifestation.