Jeudi prochain, les dirigeants européens se réuniront pour discuter du plan climatique européen et du plan de relance sociale et économique. Avec ce plan, l'UE veut émettre 55% de gaz à effet de serre en moins d'ici 2030 que ce n'était le cas en 1990. Selon les manifestants, cette ambition nécessitera de gros investissements et devrait être encore plus élevée pour eux.

"Pour atteindre cet objectif et parvenir à un véritable accord vert, des ressources suffisantes et une politique cohérente sont nécessaires", déclare Klaus Rohrig du Climate Action Network. "C'est pourquoi nous devons maintenir la pression. Nous plaidons pour une taxe sur les transactions financières qui générerait 50 milliards d'euros par an et pourrait être utilisée non seulement pour le climat, mais aussi pour la santé et l'emploi. Nous proposons également une autre politique agricole commune (PAC) qui serait compatible avec le Green Deal. Ce plan de relance sociale et économique doit également être vert, afin que dans une phase suivante, nous puissions à nouveau fixer comme objectif une réduction de 65% des émissions, comme le recommander des scientifiques des Nations Unies et des ONG".

Rise for Climate organisera plusieurs autres actions dans les prochains jours afin de garder les politiciens et le public attentifs à la thématique du climat. "Ces derniers mois et semaines, on a beaucoup parlé de nationalisme et de menaces à la démocratie", poursuit Klaus Rohrig. "Il s'agit de la Pologne et de la Hongrie. Ce sont des discussions importantes, mais elles ne doivent pas repousser la discussion sur le climat à l'arrière-plan. Le climat reste l'une des principales priorités".