Il s'agit d'une enquête pour port d'arme prohibé et coups et blessures volontaires. Le photographe suspecté n'est ni photographe de presse ni journaliste professionnel. Il n'est pas non plus policier. "L'intéressé doit encore être auditionné dans les meilleurs délais", a précisé vendredi Denis Goeman, porte-parole du parquet de Bruxelles. "Il faudra déterminer les circonstances exactes qui l'ont amené à utiliser ce spray au poivre durant la manifestation. L'enquête est en tout cas ouverte et des devoirs sont en cours. Il s'agit de port d'armes prohibé et de coups et blessures volontaires dans la mesure où l'intéressé a fait usage d'un spray au poivre, ce qui peut causer des blessures à la victime, et sachant qu'il n'était pas habilité à avoir la force légitime pour l'employer puisqu'il n'est pas policier", a détaillé le porte-parole.

Des images prises par la chaîne d'information LN24 montrent ce photographe pulvérisant du gaz lacrymogène sur un manifestant alors que le commissaire Pierre Vandersmissen est en train d'interpeller ce manifestant.

Après avoir vu les images, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close a demandé une enquête administrative auprès du chef de corps de la police de la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles. Le commissaire Vandersmissen, chef des interventions de cette zone de police, a été temporairement relevé de ses fonctions.