Molenbeek La menace de niveau 3 ralentit le rythme des enquêtes de domiciliation.

L’année 2015 a quand même été une période très difficile pour Molenbeek. Depuis un an, on a principalement parlé de terrorisme lorsqu’il s’agissait de la commune. Espérons en tout cas que 2016 soit meilleure !", a déclaré lundi la bourgmestre, Françoise Schepmans (MR), lors de la présentation de ses vœux à la presse. Durant la rencontre, la libérale a rappelé le manque d’effectifs de la zone Bruxelles-Ouest (Molenbeek, Koekelberg, Jette, Ganshoren et Berchem).

Alors que la commune a réclamé, jusqu’ici en vain, au ministre fédéral Jan Jambon (N-VA) un renfort immédiat de 42 policiers, Françoise Schepmans met en garde : la zone ne pourra pas tenir indéfiniment le rythme imposé pas l’actuel niveau d’alerte 3. "Les agents ne pourront pas travailler autant sans renforts", a-t-elle insisté.

Pour assurer le dispositif de sécurité imposé par la menace terroriste, certaines missions dites non prioritaires ont également pris du retard. La vérification des quelque 8 000 départs et arrivées effectués chaque année à Molenbeek a été retardé par la menace terroriste, explique le chef de zone, Johan Berckmans. "On doit avoir environ trois ou quatre mois de retard", explique-t-il.

"Ce sont les agents de quartier, qui ne sont pas armés, qui effectuent des enquêtes de quartier. Or, durant le niveau d’alerte 4, les agents sont restés à l’intérieur du commissariat. Depuis lors, on est en alerte 3, ce qui signifie que les contrôles doivent se faire à deux : un inspecteur armé accompagnant l’agent. Tout cela prend plus de temps. C’est un phénomène qui concerne toute la zone, pas seulement Molenbeek", explique Johan Berckmans.

Pour Françoise Schepmans, l’efficacité des services communaux a en tout cas été fortement améliorée depuis qu’elle se trouve à la tête de la commune. "On a réussi à améliorer la transversalité des fonctionnaires. Cela a mis un peu de temps, mais aujourd’hui tout le monde s’y est mis !", se réjouit la bourgmestre.

Les retards pris au niveau des domiciliations résultent simplement, souligne-t-elle, du manque d’effectifs policiers de la zone. Alors que le ministre fédéral de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), présentera, d’ici la fin janvier, son plan d’aide à Molenbeek, la libérale indique attendre celui-ci avec optimisme.