Le port du masque devient obligatoire, ce mercredi, dans les 19 communes bruxelloises, le cap des 50 nouvelles contaminations par 100.000 habitants en moyenne hebdomadaire ayant été atteint, a indiqué le cabinet du ministre-président de la Région de Bruxelles-capitale Rudi Vervoort.

Le port d'un masque couvrant le nez et la bouche est donc désormais obligatoire pour toute personne âgée de 12 ans et plus dans les lieux publics et dans les lieux privés accessibles au public sur l'ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.

Rudi Vervoort est revenu sur ces mesures auprès de nos confrères de RTL et a donné quelques explications supplémentaires.

Ainsi, pour ce qui est des exceptions, le ministre-président explique qu'elles concernent "la pratique du sport, le travail pénible en plein air et les personnes handicapées ou qui présentent un problème médical pour le port du masque".

Quid des déplacements à vélo? Rudi Vervoort détaille: "Le cycliste qui va d’un endroit à l’autre et qui ne le fait pas en tant que sport, mais pour un déplacement, est censé porter son masque, évidemment. On n’est pas les premiers, c’est le cas à Anvers, c’est le cas à Charleroi. Dès que vous sortez de chez vous, vous portez le masque".

En ce qui concerne les parcs, très fréquentés en cette période de canicule, l'homme socialiste insiste sur la distanciation sociale et le fait de se mouvoir ou non. "On porte le masque dans les espaces verts, parce qu’il faut appliquer ça de manière uniforme. Tout ça est aussi lié à la distanciation sociale. Si on s’assied sur un banc et qu’on respecte une distanciation sociale suffisante, on peut enlever son masque... Par contre, dès qu'on se met en mouvement, on remet son masque", explique ainsi Rudi Vervoort.

Ce dernier, qui estime que cette obligation de porter le masque dans la Région de Bruxelles-Capitale durera jusqu'au moment "où les experts nous diront qu’effectivement on peut revenir en arrière", donne également des détails sur les sanctions. Il affirme qu'il y aura d'abord une période préventive avant de passer à la répression. "Ce sont tous les acteurs locaux, les gardiens de la paix, tous ceux qui sont sur le terrain, qui rappelleront la nécessité du port du masque, puis en fonction du moment où on considérera qu’il faut passer à la phase répressive, on y passera, comme pour toute mesure, depuis le début de l’épidémie, il n’y a pas de changement par rapport à ça", conclut-il.