Les secteurs mis en difficulté suite aux mesures sanitaires ont mené une nouvelle opération escargot ce lundi matin. Trois semaines après leur première action à Namur, les professionnels de l’Horeca et de l’événementiel ainsi que les forains veulent mettre à présent la pression sur le gouvernement fédéral pour exiger des aides homogènes et à la hauteur de leurs pertes.

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Un premier convoi, composé de manifestants issus des provinces de Namur et de Luxembourg, s’est élancé depuis l'aire de repos de Bierges sur l'E411 à 9 heures, en direction de Bruxelles. Les véhicules vont rouler à 70 km/h et sur deux bandes de circulation maximum jusqu'au Heysel. Le second cortège, pour les Bruxellois et les professionnels venant du Hainaut, a quitté l'aire de repos de Ruisbroek, sur l'E19, selon les mêmes modalités, pour arriver sur le ring bruxellois. Tous les manifestants se rendront ensuite au pied de l'Atomium pour quelques discours et une dislocation de l'action sur le coup de 11h00.

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"On demandent des aides à hauteur de 15 % de la différence entre le chiffre d’affaires actuel et celui de l’année passée ou de 2019 si on était fermé, explique Maxence van Crombrugge, restaurateur à Genappe et membre du collectif Horeca Wallonie. C’est le gouvernement fédéral qui somme les restaurateurs de rester fermer et qui refile la patate chaude des indemnités aux régions. Il doit assumer sa prise de position, aider ses entreprises de manière plus significative et peut-être filer un coup de pouce aux régions pour boucler leur budget."


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