Bruxelles Manifestation

Une petite cinquantaine d’artistes et de citoyens s’était massés, mercredi, entre 13 et 14 h, devant le 3 rue de la Régence. Où, depuis l’orée 2011, les portes de l’Art moderne restent fermées à tout public.

"On est ahuri !", confessait Bernard Villers, un plasticien, ex-prof à La Cambre. "La démarche d’aujourd’hui est symbolique. Des promesses furent faites. Nous avons de nouveau quelques espoirs. Mais nous sommes très circonspects "

À l’instar de la parlementaire SP.A Yamila Idrissi, cet interlocuteur déplora ce "Trou de mémoire" que soulignèrent divers panneaux ("On a beau draguer, on trouve pas l’musée") et 5 chiffres : "2 ans. 3 ministres. 100 promesses. 0 solution."

Appuyée par "Culture et démocratie" (un groupement au sein duquel des curieux auraient identifié Georges Vercheval, naguère créateur du "Musée de la photographie", à Mont-sur-Marchienne), la mobilisation réclamait, pacifiquement mais fermement, un accès aux collections d’un "Mam" passé à la trappe au profit d’un "Musée fin de siècle" ("Le XIX e !", précise des manifestants) toujours reporté.

"On l’a fermé sous un prétexte fallacieux", estimait Daniel Locus, de Musée sans musée Museum zonder museum. "Car ce ne fut pas du tout la priorité de son directeur (Michel Draguet, NDLR). "Nous lui reprochons d’avoir évacué tout débat préalable. Son "Musée Fin de siècle" ? Il l’annonçait au printemps. Puis fin 2012. Maintenant, on parle de l’automne 2013 "

Et Sabine de Ville, présidente de Culture et démocratie d’en rajouter : "Une politique muséale extraordinairement subjective ! Cette institution ne fait pas son boulot. Les politiques non plus !", résuma-t-elle à côté d’une immense rustine, explicite et contemporaine. Tout cela, tandis que le fédéral songe à un "Mam" porte de Ninove