La direction et les chauffeurs de bus et tramways ayant usé de leur droit de retrait ne sont pas parvenus à trouver un terrain d'entente.

Le droit de retrait a été massivement utilisé hier sur le réseau de bus et de trams de la Stib. 22 des 46 lignes de bus n'ont pas été desservies hier matin. En fin de journée, plus de lignes étaient desservies mais à une fréquence très réduite.  Selon les chauffeurs en colère, près de 90% des chauffeurs de bus n'ont pas roulé et entre 60 et 70% des chauffeurs de trams soit, au total, plus de mille chauffeurs selon les organisateurs du mouvement de grève. Des chiffres tempérés par la direction, qui faisait état, ce midi d'un taux de participation de 43% du personnel roulant prévu pour cette journée de lundi. 

Ci-dessous : l'état du réseau à 19h30

© stib

Les chauffeurs demandent à la direction de la Stib de réactiver les mesures de distanciation initiales. Les dépôts d'Ixelles (400 chauffeurs) et Marconi furent particulièrement impactés. Il y a de fortes chances qu'ils seront autant à activer ce même droit de retrait demain matin. Ce soir, à 19h30, la négociation entamée ce matin n'avait pas abouti. "Si la direction n'accepte pas nos demandes, notamment celle de revenir aux mesures de distanciation physique d'avant, nous invoquerons notre droit de retrait demain matin encore", explique un chauffeur, sous couvert d'anonymat. Lui-même fut surpris par l'ampleur d'un mouvement non soutenu par les formations syndicales, totalement désavouées sur ce coup-ci...

"Si la direction avait accepté de remettre les mesures en place, nous serions tous repartis rouler", se désole ce chauffeur. C'est dommage. La direction prend les voyageurs en otage. Nos demandes sont légitimes et raisonnables. Pour nous, la situation est claire : on reprend le travail si mesures de prévention initiales sont remises. Pour l'instant, on continue."