Bruxelles

Etant donné que l'échevin de Woluwe-Saint-Pierre, Pascal Lefevre, a décidé de maintenir le recours qu'il intentait contre le parlement bruxellois à propos du dossier de la transparence des rémunérations publiques et privées, Ecolo lui a demandé de remettre son mandat.

Mardi soir, les Verts lui avaient laissé le choix entre renoncer à son recours ou remettre son mandat. "Pascal Lefevre vient de nous faire part de sa décision de maintenir son action en référé. Nous regrettons ce choix mais actons la divergence politique sur un de nos fondamentaux et l'invitons dès lors à remettre son mandat", a déclaré Ecolo. 

Pour rappel, le 1er octobre prochain, une ordonnance obligera les mandataires publics bruxellois à déposer une liste de leurs mandats, fonctions et fonctions dérivées, ainsi que les rémunérations, les avantages de toute nature et les frais de représentation qu'ils perçoivent, en ce compris, les revenus privés. Sont concernés: les bourgmestres, échevins et conseillers communaux; les présidents et conseillers de CPAS; tout membre d'un organe d'administration, de gestion ou de conseil d'un organisme public régional ou local dont le ou les mandats sont rémunérés, etc. Ceux-ci doivent donner, soit le montant exact de leurs revenus privés, soit une fourchette établie par l'ordonnance (pas de rémunération; de 1 à 499 euros bruts par mois; de 500 à 1.000 euros par mois; de 1.001 à 5.000 euros par mois; de 5.001 à 10.000 euros par mois; plus de 10.000 euros par mois).

Selon nos informations, Pascal Lefevre ne conteste ni n’attaque l’ordonnance bruxelloise en tant que telle. Il pointe une “divergence d’interprétation dans la disposition imposant la publication de ses revenus privés”. “J’ai rempli comme tout le monde la déclaration de mandats mais je n’ai pas mentionné ma profession privée (fonctionnaire européen, NDLR) car j’estime ne pas avoir à le faire", expliquait-il.

Un échange avec la cellule administrative transparence sur les divergences de vue entre les deux parties n’ayant pas permis de dégager une solution, Pascal Lefevre a donc cité le Parlement bruxellois en justice.