Elles demandent "une souplesse pragmatique à l'égard des déplacements à vélo". Le port du masque est devenu obligatoire à partir de ce mercredi dans les 19 communes bruxelloises après que le cap des 50 nouvelles contaminations par 100.000 habitants en moyenne hebdomadaire a été atteint.

"Si une exception est accordée en ce qui concerne la pratique d'un sport, le Gracq et le Fietsersbond s'inquiètent toutefois de ce que les cyclistes "utilitaires" en soient exclus", déclarent-elles, demandant de revoir la règlementation d'une manière pragmatique afin de ne pas décourager l'usage du vélo en cette période de crise sanitaire.

Dès le début de la crise, les deux associations ont recommandé le port du masque à vélo dans les endroits très fréquentés par les cyclistes ou les piétons, soulignent-elles, ajoutant qu'elles comprennent que "le masque soit obligatoire dans certaines zones ciblées, pour les cyclistes également, là où ils côtoient de nombreux usagers".

Le Gracq et le Fietsersbond relèvent que cette nouvelle mesure suscite beaucoup de questions auprès de leurs membres respectifs. "Seules les activités physiques définies comme 'sportives' bénéficient, à l'heure actuelle, d'une dérogation. Encore n'a-t-il pas été défini clairement où commence et s'arrête une telle activité. Tout déplacement à vélo implique une activité physique, plus ou moins modérée", font-elles remarquer.

Contacté, le cabinet du ministre-président Rudy Vervoort affirme que l'exception ne concerne bien que la pratique sportive et que les trajets utilitaires ne font pas partie de ces exceptions.

Cette obligation généralisée va gravement pénaliser les personnes qui se déplacent à vélo à Bruxelles et, par conséquent, va inciter une partie des citoyens à se diriger vers d'autres modes de déplacement, pointent les deux associations, demandant finalement au gouvernement bruxellois "une souplesse pragmatique à l'égard des déplacements à vélo".