Alain Beeckmans, nommé président du conseil d'administration de la STIB l'année dernière, exige que les communes bruxelloises aient une attitude davantage constructive en ce qui concerne les nouveaux projets pour les transports en commun dans la capitale, a-t-il indiqué lors d'une entrevue avec l'agence Belga et d'autres médias. Six mois après avoir endossé le poste de président de la STIB, Alain Beeckmans tire ses premières conclusions. Dans son premier discours de 2014, le 16 janvier, il a estimé que : "L'année a mal commencé. Il est de mon devoir de respecter le contrat de gestion et nos clients et je vois que les projets prioritaires ne sont pas mis en place".

Alain Beeckmans a plus spécifiquement évoqué le réaménagement de l'avenue Buyl et du boulevard Général Jacques à Ixelles: la phase test de six mois appelée "phase frigo" par le président et le fait que les 600 mètres de sites propres prévus pour les trams et bus sur l'avenue Buyl aient disparus des plans. "Sans site propre, les connexions existantes ainsi que l'efficacité de la future ligne de tram 71, seront hypothéquées", déplore Alain Beeckmans.

Il impute la faute principalement à la commune d'Ixelles, qu'il appelle, ainsi que les autres communes bruxelloise, à se positionner de manière plus constructive. "Elles doivent voir les transports en commun comme un partenaire et non comme un ennemi. De nombreuses communes le font bien, mais dans ce dossier, on se retrouve avec une commune sans plan de mobilité. Pour de tels projets, le courage politique est nécessaire et cela manque à Ixelles", regrette-t-il.

Dans le même temps, il demande au gouvernement bruxellois de défendre les dossiers régionaux, ce qu'il fera cette semaine avec le cabinet du secrétaire d'Etat bruxellois à l'Urbanisme Rachid Madrane (PS). Lors du conseil d'administration de la STIB de mardi, Alain Beeckmans répétera encore son message.