Bruxelles accueillera une nouvelle marche pour le climat dimanche. 

Des milliers de personnes sont attendues dans les rues de la capitale pour réclamer des "mesures contraignantes" et "socialement justes" afin d'opérer la transition écologique. Aux commandes de la manifestation, le mouvement citoyen Rise for Climate Belgium compte mettre "une pression maximale sur les autorités". "Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche. La lutte va bien au-delà des logiques partisanes. Nous sommes probablement la dernière génération à encore pouvoir agir contre le réchauffement climatique et n'accepterons pas que nos enfants soient les otages de l'inaction", affirme Kim Lê Quang, de Rise for Climate Belgium, qui compte une vingtaine de membres.

La marche de dimanche, ils l'organisent avec le soutien d'une multitude d'acteurs, comme Greanpeace, Climate Express, Extinction rébellion, Act for Climate Justice - qui prévoit une action simultanée de désobéissance civile au 16 rue de la Loi -, ou encore le mouvement français "Citoyens pour le climat".

Comme lors des précédentes mobilisations, l'objectif est d'inciter les autorités belges et européennes à relever leurs ambitions et prendre des mesures contraignantes qui soient à la hauteur des enjeux climatiques.

"Mais toutes les politiques pour y parvenir ne se valent pas", avertit l'un des activistes, écartant celles qui pèsent sur les plus faibles. Le mouvement des "gilets jaunes", en France et en Belgique, est symptomatique.

"Les responsables du réchauffement climatique, les grands émetteurs de CO2, doivent être les principaux contributeurs de la transition", abonde un représentant du collectif Act for Climate Justice.

Pour financer ce changement de paradigme, les organisateurs de la marche soutiennent la proposition des économiste et climatologue français Pierre Larrouturou et Jean Jouzel en faveur d'un Pacte Finance-Climat, qui suggère un investissement de 1.000 milliards d'euros par an pour la transition écologique. M. Larrouturou viendra l'expliciter dimanche face au Parlement européen.

Après la marche, Rise for Climate Belgium entend poursuivre la mobilisation en concertation avec d'autres acteurs et collectifs jusqu'à ce que "les politiques respectent leurs propres engagements".

Les prochains mois seront propices aux mobilisations citoyennes étant donné l'approche des élections fédérale, régionale et européenne de mai. "Nous serons présents, notre action s'inscrit dans la continuité, le but est d'occuper l'espace médiatique au moins jusque là", ajoute Kim Lê Quang.

Le 2 décembre, une précédente marche organisée par la Coalition Climat, avait réuni quelque 75.000 personnes dans les rues de Bruxelles.

Pour ce dimanche, 24.000 personnes ont annoncé leur participation sur Facebook, tandis que 74.000 autres ont marqué leur intérêt pour l'action, qui sera organisée simultanément à Mons et dans plusieurs villes françaises.