L'ambition du gouvernement bruxellois n'a pas changé en ce qui concerne le développement du plateau du Heysel, malgré les difficultés telles que les recours juridiques contre le projet Neo, a affirmé lundi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS).

Soumis à des très nombreuses questions de députés de l'opposition (e.a. MR, cdH et N-VA) et de la majorité (PS, Ecolo, DéFI) en commission du parlement régional, M. Vervoort a répété que la Région ne serait pas le bras financier d'une rénovation du stade Roi Baudouin. Celui-ci ne pourra, en tout état de cause, être exploité davantage qu'actuellement, a-t-il dit.

"Le temps peut certes apparaitre long pour ceux qui attendent le développement urbain du plateau du Heysel. Au-delà des difficultés que représentent notamment les recours juridiques contre ce projet, nous continuerons à porter ce dossier. La déclaration du gouvernement le confirme", a dit d'emblée M. Vervoort.

En ce qui concerne le projet Neo 1 (e.a. centre commercial; près de 600 logements; et centre de loisirs), la Région travaille actuellement à délivrer les permis d'urbanisme sur base des certificats délivrés l'année dernière. L'accusé de réception du caractère complet du dossier serait sur le point d'être délivré.

Toujours selon M. Vervoort, la Région bruxelloise prépare un recours contre la décision de refus de permis pour la partie flamande de la voie de liaison avec le Ring. En parallèle, une solution alternative, le long du Trade Mart, sans empiéter sur le parc voisin, est étudiée dans le cadre de la future transformation de l'A12 en boulevard urbain.

Pour parer à une éventuelle (ndlr: nouvelle) annulation du Plan Régional d'Affectation du Sol (PRAS), la Région a lancé un Plan d'Aménagement Directeur qui permettra d'offrir un cadre juridique "le plus stable possible aux autorisations nécessaires à la mise en œuvre de Neo1 et 2".

M. Vervoort a par ailleurs expliqué que les questions qui se posent au sujet du financement de Neo2 (création d'un centre de congrès de 3.500 places) et la mission de consultance décidée à ce propos sont liées aux conséquences des nouvelles règles européennes de gestion du déficit public. Les dépenses qui en résultent sont plus importantes.

Cette situation, renforcée par le constat de l'évolution du secteur du congrès ces dernières années ainsi que par l'exigence de la Région de pouvoir jauger au mieux l'exposition des pouvoirs publics sur pareil investissement ont amenés à la nécessité de solliciter un avis d'experts extérieurs, a-t-il encore dit.