Le comité de quartier de l'avenue du Port a envoyé, lundi, une lettre au gouvernement bruxellois pour s'opposer au projet de réaménagement provisoire. L'abattage des 19 marronniers de l'avenue Louise qui a débuté lundi soir et se terminera vendredi suscite également une contestation de riverains.

En septembre, les comités d'habitants et de défense du patrimoine avaient obtenu le retrait du permis d'urbanisme visant la coupe des 300 platanes de l'avenue du Port. La ministre bruxelloise Brigitte Grouwels avait alors travaillé en concertation avec les comités pour aboutir à un plan d'aménagement provisoire.

Le comité de quartier s'oppose à une fondation de 30 cm qui sectionnera les racines des platanes et craignent que ce plan provisoire soit définitif. "Ce plan provisoire est de plus coûteux : un million d'euros en période de crise!", s'exclame la conseillère bruxelloise et membre du comité Zoubida Jellab (Ecolo). "Nous avons décidé de représenter au gouvernement notre proposition alternative qui est beaucoup moins chère et plus respectueuse des arbres."

Philippe Vanstapel, le porte-parole de la ministre, explique pour sa part que la proposition technique de Bruxelles-Mobilité est en accord avec le compromis accepté par les riverains et le gouvernement bruxellois. Les travaux devraient commencer en septembre.

Selon Zoubida Jellab, un mécontentement commence également à s'élever du côté de l'avenue Louise. Des riverains déplorent l'absence de consultation publique, s'opposent à la coupe des cinq marronniers centenaires et exigent qu'un arbre soit replanté pour chaque abattage.