En terrain budgétaire difficile, la Commission Communautaire française opposera "rigueur et coordination au gaspi et à la démesure", a affirmé vendredi Christos Doulkeridis (Ecolo), devant les députés bruxellois francophones réunis en séance plénière pour écouter sa déclaration de politique générale. A Bruxelles, cette institution chargée d’une série de matières touchant de près les 900 000 habitants francophones (formation professionnelle, aide aux personnes handicapées, cohésion entre les différents groupes sociaux, sport, culture ) devra absorber, aux côtés de la Région, les défis liés au boom démographique des prochaines années.

Depuis trois mois, la nouvelle équipe de ministres PS-Ecolo-cdH dirigée par Christos Doulkeridis s’est concentrée sur le défi budgétaire. Résultat : 11 millions d’euros d’économies en 2009 et un projet de budget 2010 de 363 millions d’euros en léger déficit de 2,2 millions, grâce notamment à une aide de 12,5 millions de la Communauté française.

Pour faire le maximum avec peu de moyens, les ministres bruxellois francophones travailleront avec leurs collègues de la Communauté française qu’ils verront officiellement au moins tous les trois mois. Une liste de projets susceptibles de coordination a été dressée. Les règles de gouvernance appliquée à la Région le seront aussi à la Cocof.

"Bonne chance !", s’est exclamée, pour sa part, Françoise Schepmans, cheffe du groupe MR. La députée de l’opposition estime que "bien des pans de ce programme souffrent de moyens financiers aléatoires, de solidarités peu construites et de l’absence de hiérarchie dans les priorités". Selon elle, la majorité va beaucoup réfléchir sur les manières dont elle pourrait dépenser l’argent qu’elle n’a pas".