Bruxelles

Les commerçants de la rue Neuve ont-ils décidé hier de renoncer aux ouvertures dominicales le premier dimanche de chaque mois ? Rien n’est moins sûr. C’est un communiqué envoyé par le GCCB (groupement des commerçants du centre de Bruxelles) qui a semé le trouble. Celui-ci faisait état d’une réunion lors de laquelle les commerçants de la rue Neuve auraient fait le bilan du shopping dominical avant de voter en grande majorité pour mettre un terme à cette ouverture exceptionnelle.

Mais selon nos informations, cette réunion organisée par Alain Berlimblau, commerçant du centre et figure de proue des anti-piétonnier, n’aurait pas rassemblé la majorité des commerçants de la grande artère. Et seules deux grandes enseignes de la rue Neuve auraient participé au rassemblement.

Du côté du cabinet de l’échevine du Commerce Marion Lemesre (MR), qui est à l’origine de l’initiative I Shop on Sundays, on assure que de grandes enseignes ont confirmé récemment leur volonté de poursuivre l’ouverture dominicale. "Le GCCB n’est pas représentatif de l’ensemble des commerçants. Il est dommage que des positions personnelles soient interprétées comme un mouvement global. Les attitudes destructives et négatives de certaines personnes sont regrettables. On commence sérieusement à se poser des questions sur l’objectif d’une pareille attitude", a déclaré l’édile.

Chez Comeos , la fédération du commerce et des services, l’information transmise par le GCCB est également démentie. "Comeos représente les grandes enseignes qui sont une part importante de la rue Neuve et des rues avoisinantes. Nous n’avons pas reçu de signal de nos membres comme quoi ils allaient fermer le dimanche. Au contraire. L’initiative des ouvertures du premier dimanche du mois est particulièrement importante pour renforcer la position de Bruxelles comme ville de shopping", commente Charles Petit, responsable de Comeos Bruxelles.

Malgré la récente décision du City 2 de renoncer à l’ouverture du dimanche, la Ville de Bruxelles continue de défendre ce projet. "Quand de grandes enseignes s’implantent à Bruxelles, l’une des premières choses qu’elles demandent c’est si elles pourront ouvrir le dimanche", fait valoir Marion Lemesre. Un avis visiblement partagé par Comeos : "Les attentats ont fortement secoué le secteur. Les ouvertures le premier dimanche du mois offrent la chance de croître à nouveau", estime Charles Petit.

Le sunday shopping devrait donc bel et bien se poursuivre ce dimanche ainsi que le dimanche 2 octobre.