L'échevine de la Mobilité Catherine Morenville souhaite que la Région instaure une taxe à prélever sur les opérateurs privés pour qu'ils contribuent au développement de l'infrastructure.

Certains habitants en ont visiblement marre de voir les nouveaux vélos Jump d'Uber inonder l'espace public. Ainsi, une petite dizaine de vélos électriques ont été amassés au coin de la rue de la Croix de Pierre et de la rue de Bordeaux, dans la commune de Saint-Gilles. La photo circule actuellement sur les réseaux sociaux et ne manque pas de faire réagir les internautes.

Les vélos amassés © DR

L'échevine de la Mobilité Catherine Morenville (Ecolo) est bien consciente du problème. "Je peux comprendre le ras-le-bol de la population qui voit ces nouveaux modes de transport débarquer du jour au lendemain de manière anarchique dans la commune. Le soucic'est que ces nouveaux modes de transport doivent être régulés par la Région, ce qui a en partie été fait par l'ordonnance régionale mais les communes ne reçoivent aucun moyen financier supplémentaire pour encadrer les sociétés de free-floating", explique Catherine Morenville.

"On demande qu'au niveau régional, il y ait une taxe qui soit prélevée sur les opérateurs privés afin qu'ils contribuent au développement de l'infrastructure dans l'espace public, comme cela se fait dans d'autres villes européennes. Je suis pour ce type de mobilité douce mais cela ne doit pas se faire au détriment des piétons et des autres usagers. Le soucis est qu'au niveau communal, nous n'avons que trop peu d'outils pour enrayer le phénomène", poursuit-elle.

Depuis la semaine dernière, Uber a lancé son nouveau service de vélos électriques partagés. Ils sont répartis sur six communes : Bruxelles-Ville, Ixelles, Saint-Gilles, Etterbeek, Saint-Josse et Schaerbeek. La vitesse du vélo électrique peut monter jusqu'à 25km/h, est disponible en permanence et coûte 0,15 euros par minute en plus d'un euro pour le déverrouillage.