Ce jeudi soir, le collectif féministe bruxellois Imazi.Reine co-organise avec le Centre Librex et l’ASBL PointCulture une discussion virtuelle autour du thème "Pour une convergence des luttes non consensuelle. Entre antiracisme et misogynie, qu’en est-il de nos hommes ?".

Cet événement partagé sur Facebook a fait réagir plus d'un internaute, sans oublier certains politiques outrés du caractère excluant de l'événement Facebook qui indiquait ceci: "Safe-space en non-mixité sans hommes cisgenre-hetero (oui aux mecs queer, oui aux personnes non-binaires) et sans personnes blanches".

Le conseiller CPAS forestois, Youssef Lakhloufi (MR) n'a pas hésité à qualifier cette discussion de "dérive racialiste et sexiste soutenue par une partie de la gauche", qui est totalement inacceptable selon lui.

Selon Youssef Lakhloufi, il ne s'agit pas d'un problème de fond mais bien de forme: "Je trouve singulièrement choquant que de tels événements puissent aujourd’hui s’organiser avec une ASBL qui est soutenue par la commune de Saint-Gilles et d’autres pouvoirs publics. Si demain, je voyais un événement qui était interdit aux femmes, aux Noirs et aux Arabes, je réagirais de la même façon, sans chercher à comprendre les motivations d’une telle annonce. Je crois que le racisme et le sexisme, quelle que soit la personne visée, sont injustifiables", a-t-il détaillé à nos confrères de la Capitale.

Suite à de nombreuses réactions, la description de l'événement s'est vue modifiée sur le réseau social: "Compte tenu du sujet, l’atelier s’adresse prioritairement aux femmes et queer racisé·es. Merci de votre compréhension", peut-on lire sur la page Facebook.

Ce qui a également fait réagir est que la réunion est soutenue par Equal.brussels, la plateforme bruxelloise pour l’égalité des chances. "Le Centre Librex a reçu une subvention dans le cadre d’ateliers organisés dans la lutte contre le racisme", indique le cabinet de Nawal Ben Hamou (PS), secrétaire d’État à l’Égalité des chances. Il n’était alors aucunement fait mention de non-mixité.