En 2013, le Gotha Club aurait bien voulu installer ses quartiers dans l’ancien cinéma Marignan situé juste en face du Mirano. Mais la commune de Saint-Josse et son bourgmestre Emir Kir (PS) avaient d’autres projets pour ce cinéma de quartier reconverti en centre de conférence dans les années 80 et inoccupé depuis plusieurs années.

En effet, c’est la future Maison des cultures et de la cohésion sociale qui s’installera, d’ici à 2018, dans deux bâtiments de l’îlot Scailquin : la chapelle désacralisée faisant partie de l’ancienne école des Sœurs de Ste-Julienne et le Marignan dont la façade et le hall d’entrée sont classés. "Nous avons déjà signé l’acte d’achat de la chapelle et l’acquisition de l’ancien Marignan se fera dans la foulée. La désignation du bureau d’études et du coordinateur est en cours", précise Emir Kir qui espère que les travaux débuteront en 2016 pour s’achever deux ans plus tard.

"Une machine du vivre-ensemble"

Saint-Josse tient donc son grand centre culturel. Alors que l’étude d’un bureau externe avait mis en lumière le manque d’équipements culturels et d’espaces disponibles pour des spectacles, la création d’une Maison des cultures sonne comme une évidence pour le bourgmestre. "Une commune aux multiples visages comme Saint-Josse se doit de créer un lieu où toutes les cultures peuvent s’éveiller, se rencontrer, s’affirmer et se diffuser."

Les lieux auront pour mission de rassembler et de créer du lien, insiste encore le maïeur tenoodois. "La Maison des cultures sera une machine du vivre-ensemble. En donnant aussi aux cultures minoritaires l’occasion de s’exprimer, le collège pose un acte politique fort qui permettra d’éviter le repli sur soi et les dérives identitaires", estime-t-il.

Concrètement , la future Maison des cultures accueillera des événements de toutes sortes : des expositions, des spectacles pluridisciplinaires, des ateliers d’expression artistique, des stages… Outre une salle de spectacles d’une capacité d’environ 500 places, des locaux collectifs modulables sont prévus pour des associations de quartier tandis qu’un restaurant pédagogique servira de pôle de formation aux métiers de l’Horeca.

Le projet qui nécessite un investissement de près de 8 millions d’euros est soutenu financièrement à 95 % par Beliris et la Région bruxelloise dans le cadre du contrat de quartier Axe Louvain. Les 5 % restants sont investis par les autorités locales qui devront également assurer les coûts de fonctionnement tout en allant chercher des subsides du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Cocof.