L’un des professeurs les plus visés ne pourrait pas être suspendu.

Le scandale récemment révélé par la RTBF concernant la faculté de dentisterie à l’ULB n’a pas fini de faire parler de lui. Depuis qu’un rapport de 97 pages reprenant nombre de témoignages glaçants relatant de nombreuses pratiques de harcèlement physique et moral menées par les professeurs et assistants, les langues d’anciens élèves se délient et rappellent que cette histoire date d’il y a plusieurs années.

À l’époque déjà, plusieurs plaintes avaient été déposées mais tout avait été classé sans suite. Si aujourd’hui la réaction du rectorat de l’ULB est bien plus vive, il semblerait que certains professeurs restent intouchables, du moins pour l’instant.

Une procédure disciplinaire sera ouverte mardi

À la suite de ces révélations, une procédure disciplinaire à charge et à décharge sera ouverte mardi prochain et deux enseignants spécialement visés par le rapport ont été suspendus lundi à titre provisoire. Pourtant, d’autres professeurs pourraient subir le même sort, étant largement incriminés par les élèves dans le rapport rendu au rectorat. C’est le cas, par exemple, du professeur accusé par plusieurs élèves de les forcer à acheter un certain type de matériel, neuf et très onéreux. Cet enseignant a également fait l’objet de nombreuses plaintes de harcèlement moral. "Il donne tellement cours à l’ULB que ça mettrait l’organisation des examens en difficulté", explique un ancien élève. "Et l’un des profs qui est suspendu est uniquement suspendu en tant que professeur, pas en tant qu’assistant à l’hôpital. Or, c’est en tant qu’assistant qu’il est le plus incriminé pour harcèlement, notamment devant des patients."

Et comme mentionné plus haut, de nombreux élèves affirment que ce problème persiste depuis bien longtemps au sein de la faculté de dentisterie à l’ULB. "On parle de plaintes datant de 2017, mais ça remonte à plus loin. Le recteur actuel de l’ULB a été doyen de la faculté de médecine de 2011 à 2015 et déjà à cette époque certains parlaient de la même situation face à laquelle on est aujourd’hui."