La polémique concernant la possible fraude aux badges au sein de la Stib a fait l'objet d'une salve de questions ce mardi en commission Mobilité du parlement bruxellois.

Pour mémoire, selon un témoin anonyme interrogé par Sudpresse, un appareil pirate aurait été mis au point afin de dupliquer les badges professionnels de la Stib. Des dizaines d'agents l'auraient utilisé et se seraient rassemblés chez l'un d'eux durant leurs heures de travail au lieu d'être sur le terrain. Des codes auraient également été mis en place pour que les dispatcheurs ne contactent pas ces personnes durant leurs absences.

Suite aux révélations, une double enquête interne a directement été diligentée impliquant en plus du département concerné, le chief security office, la division des ressources humaines, le service juridique, l’IT et département de l’audit interne. Ces deux enquêtes concernent tant les faits que les systèmes de contrôle et la gouvernance.

Au niveau externe, la Stib a déposé plainte entre les mains du juge d’instruction. Le juge d’instruction, qui sera désigné sous peu, et disposant de pouvoirs beaucoup plus étendus que l’employeur, notamment le fait de mobiliser des enquêteurs de la police, mènera donc également une enquête en externe. "Dans ce cadre, la STIB mettra évidemment à disposition toutes les données en sa possession", a assuré Elke Van den Brandt.

Il est également ressorti qu'un nouveau système de contrôle d’accès été installé et testé dans un des sites de la Stib. "Ce système constituera la norme et sera progressivement déployé sur l’ensemble des sites existants et des nouveaux sites", précise la ministre.

Par ailleurs, certains faits relatés sont au moins partiellement avérés comme les infractions liées au pointage ou l'existence d’un badge fictif. D’autres n'ont pas encore été objectivés (existence d’autres badges fictifs, faits de chantage, etc).