L'organisation de mobilité Touring estime que la mesure de Bruxelles Environnement, qui vise à supprimer progressivement les places de stationnement fixes dans les parkings pour les travailleurs d'entreprises situées à Bruxelles, doit aller de pair avec des solutions de déplacement alternatives. "Autrement, il s'agit d'une politique de 'couteau sous la gorge' et c'est négatif pour la mobilité", a réagi jeudi son porte-parole, Danny Smagghe. Des mesures alternatives telles que l'extension du métro jusqu'à la périphérie bruxelloise associée à de nouveaux parkings de dissuasion aux entrées de la ville ne sont toujours pas une réalité, relève Touring, qui estime donc prématurée la suppression des places de parkings fixes.

"Cela fait 30 ans que nous plaidons pour que des parkings de dissuasion soient créés, mais tout va tellement lentement", a déclaré le porte-parole. "La mesure est une bonne chose pour les Bruxellois, qui ont des alternatives à la voiture mais il faut aussi tenir compte des navetteurs qui viennent de plus loin et qui ont, eux aussi, besoin de solutions de rechange."

La voiture comme moyen de transport est encore plébiscitée par de nombreux navetteurs pour le trajet domicile-travail, pointe encore Touring. "Il est donc important de ne pas mettre la charrue avant les boeufs face à la pression climatique ambiante", souligne l'organisation.

Pour Touring, une évaluation de la qualité de l'air dans la zone de basse émission doit être effectuée avant toute chose.

La mesure de Bruxelles Environnement sera implémentée progressivement à partir du 1er juillet 2019, au fil des renouvellements des permis d'environnement délivrés aux exploitants de parking.