Après son interpellation, la victime aurait été tabassée au commissariat, accusant une fracture du crâne, une fracture du nez et deux tympans perforés. Selon le parquet de Bruxelles, il n'a cependant pas été prouvé que ces blessures ont été causées par les policiers.

Les faits se sont produits tôt le matin du 14 janvier 2013, lorsque l'homme de 40 ans a été interpellé par la police bruxelloise dans un bar. L'homme a été conduit au commissariat et y aurait reçu des coups.

"Mon client a entre autres reçu des coups de pied partout sur le corps et a été frappé avec une matraque au niveau de ses parties intimes", a déclaré Me Aurélie-Anne De Vos. "Il a ensuite été enfermé dans une cellule. Ce n'est que quelques heures plus tard qu'une ambulance a été appelée alors qu'une fracture du nez, une fracture du crâne et deux tympans perforés ont été diagnostiqués à l'hôpital. Tout le monde est d'accord pour dire que mon client ne présentait aucune blessure avant son arrestation. Cela n'a donc pu se produire qu'au commissariat, lorsqu'il était seul avec ces trois agents."

Le ministère public est toutefois beaucoup moins convaincu de la culpabilité des trois policiers. "Cette enquête n'a pas livré suffisamment d'éléments pour dire avec certitude que la partie civile a été victime de maltraitance policière. Les médecins n'ont trouvé aucune trace de coups avec une matraque, ni des ecchymoses qui auraient été causées par d'autres coups. La partie civile a été arrêtée après une bagarre dans le bar. Il est possible que ces blessures aient été causées à ce moment-là."

Les avocats des trois policiers ont également demandé l'acquittement.

Le jugement est fixé au 14 janvier.