Trois quarts des Bruxellois (74%) sont d'accord avec le fait d'évoluer dans des quartiers apaisés, où roulent moins de voitures et à une vitesse compatible avec la vie locale, soit 30km/h. C'est une des premières conclusions de l'enquête publique pour le plan régional de mobilité 'Good Move', dans le cadre de laquelle près de 8.000 citoyens se sont exprimés, indique vendredi Bruxelles Mobilité. Trois participants sur quatre sont en outre disposés à donner moins d'espace à la voiture si celui-ci est utilisé pour les transports en commun, des pistes cyclables et des trottoirs confortables.

L'enquête publique sur le plan Good Move s'est terminée jeudi. Les citoyens pouvaient formuler leurs remarques lors de rencontres avec Bruxelles Mobilité, via son site et son enquête en ligne, par courrier ou encore via leur administration communale. L'organisme bruxellois a également reçu plusieurs avis émanant de la société civile ou opérateurs de la mobilité bruxelloise.

Après une première analyse de l'ensemble des contributions, Bruxelles Mobilité constate que les citoyens sont globalement d'accord avec les propositions de Good Move, même si certaines craintes ont été émises par rapport aux conditions de réussite et à la mise en œuvre effective des actions.

"Trois participants sur quatre sont disposés à donner moins d'espace à la voiture si celui-ci est utilisé pour les transports en commun, des pistes cyclables et des trottoirs confortables", relève ainsi la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen).

Il ressort également des premières conclusions que 74% des participants sont d'accord avec le fait d'évoluer dans des quartiers apaisés, où roulent moins de voitures, et à une vitesse compatible avec la vie locale (30km/h). Un peu moins (71%) sont favorables à vivre dans des quartiers plus arborés, calmes et sécurisés, avec davantage de place pour les activités du voisinage, même si cela implique moins de places réservées au stationnement en voirie.

Ils sont en outre 76% à être favorables à une réduction du trafic de transit dans les quartiers d'habitation grâce à un plan de circulation et des aménagements en voirie. Huit sur dix (79%) sont d'accord de moins utiliser leur voiture personnelle en privilégiant la marche ou en profitant de l'offre multimodale pour se déplacer en ville. Une même proportion (81%) serait prête à essayer l'offre de mobilité multimodale si leur employeur leur proposait de la tester gratuitement.

Enfin, trois quarts des participants (75%) pourraient combiner plusieurs modes de déplacement pour gagner du temps sur un trajet aux heures de pointe.

Bruxelles Mobilité dispose désormais de 30 jours pour envoyer au parlement bruxellois les avis reçus dans le cadre de l'enquête publique. Ceux-ci seront analysés et permettront d'adapter et de finaliser le projet de plan régional de mobilité, qui sera ensuite approuvé définitivement par le gouvernement pour la fin de cette année.