Bruxelles

Deux pompiers qui participaient au tournoi et un opérateur du centre d'appels 112 sont intervenus.

Un footballeur s'est effondré à la suite d'une crise cardiaque, samedi après-midi, pendant un tournoi pour vétérans organisé sur le terrain de la rue des Griottes à Uccle, a indiqué dimanche Walter Derieuw, porte-parole des pompiers de Bruxelles. Deux pompiers qui participaient au tournoi et un opérateur du centre d'appels 112 sont intervenus pour le réanimer avec un défibrillateur sur place. La personne a été transportée à l'hôpital avec un véhicule du Service mobile d'urgence et de réanimation.L'homme, âgé entre 45 et 50 ans, a été choqué à trois reprises avec le défibrillateur du centre sportif communal André Derrider.

Environ 9.000 Belges sont touchés par un arrêt cardiaque inopiné chaque année, dont 17 à 30% dans un lieu public, selon des chiffres de fin 2017 du centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). Près de 5.000 défibrillateurs sont référencés en Belgique par le site www.monrythmecardiaque.be. Des appareils ont été placés dans des lieux publics comme des gares et des centres commerciaux. Un logo apposable aux entrées permet de signaler la présence de l'équipement.

Diverses initiatives sont prises pour augmenter leur utilisation. Des patrouilles de la zone Bruxelles-Nord et de Liège ont par exemple été amenées à embarquer des défibrillateurs afin de pouvoir répondre à des appels pour arrêts cardiaques.

Walter Derieuw encourage les citoyens à également apprendre la réanimation d'urgence. "Les premières minutes sont les plus importantes pour les chances de survie, mais aussi pour les séquelles éventuelles. La Croix-Rouge et diverses associations organisent des formations, mais des sessions gratuites peuvent aussi être mises sur pied et Youtube peut également servir à apprendre les gestes qui sauvent. Il faut surtout oser le faire. Les défibrillateurs sont équipés d'un haut-parleur pour guider les utilisateurs. Le bouche-à-bouche n'est plus nécessaire, ce qui facilite aussi les choses. On aide les gens par téléphone en leur demandant de vérifier s'il y a une respiration et de placer la tête un peu en arrière. On fait évoluer les procédures en fonction des études. Le bouche-à-bouche reste cependant nécessaire chez les nouveaux-nés."

Seuls 10% des Belges frappés par un arrêt cardiaque extra-hospitalier survivent, selon des chiffres communiqués par la Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA).