En date du 30 septembre dernier, 49.135 ménages-demandeurs représentant 128.270 personnes ou 10,5% de la population bruxelloise étaient inscrits sur cette liste, a indiqué vendredi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort. Lisant la déclaration de politique générale de son gouvernement pour l'année à venir, Rudi Vervoort a affirmé dans ce contexte que 2021 serait l'année du déploiement du Plan d'Urgence pour la politique sociale du logement "plus que jamais indispensable".

D'après lui, sur le marché locatif privé, seuls 25 % des locataires bruxellois parviennent à n'allouer qu'un maximum de 30% de leur budget au paiement de leur logement.

En outre, le coût des loyers a progressé de plus de 20% depuis 2004 alors même que les salaires n'ont pas connu la même progression. Pour les 20% des Bruxellois les plus précarisés, seul 6% des logements mis en location leur sont financièrement accessibles.

La Région bruxelloise consacrera plus de 425 millions d'euros supplémentaires au logement sous cette législature, a confirmé Rudi Vervoort.

Sur ce demi-milliard, plus de 170 millions seront consacrés aux politiques nouvelles prévues dans le plan d'urgence pour le logement.

Parmi ces mesures, on prévoit l'accélération de la construction de nouveaux logements; et l'intensification de la rénovation du parc de logements publics, tant pour répondre à l'insalubrité qu'aux enjeux environnementaux.

En parallèle, d'autres outils permettant de répondre en partie à la crise du logement actuelle doivent être développés ou continuer à être actionnés. Ces différentes politiques seront soit simplifiées, soit renforcées ou encore mieux encadrées afin d'augmenter leur efficience, a ajouté le ministre-président.

Il est ainsi question de mieux soutenir les locataires qui remplissent les conditions d'accès au logement social mais n'y ont pas d'accès par la réforme et l'amplification de l'allocation loyer; de mettre en place des mécanismes permettant de limiter les hausses de loyers injustifiées; d'encadrer la croissance des prises en gestion par les Agences Immobilières sociales et de revoir les conditions de mise en gestion afin de limiter l'exploitation du système par de très gros propriétaires; de s'atteler à réduire le nombre de logements inoccupés en les recensant de manière centralisée.

On évoque encore une accentuation de la lutte contre les discriminations à l'accès au logement, en hausse depuis le confinement, via un renforcement de la législation et des engagements d'agents supplémentaires pour instruire les dossiers.