Les anciens employés n’ayant pas eu cette chance peuvent bénéficier d’un accompagnement d’Actiris.

Le 14 décembre 2016, les derniers clients de l’hôtel Sheraton de la place Rogier avaient dû plier bagage dans la précipitation à la suite de la fermeture brutale de l’établissement. Ceux-ci avaient pu être relogés dans des hôtels du groupe Marriott-Starwood. Quelque 200 travailleurs s’étaient, par contre, retrouvés sur le carreau.

A l’époque, le ministre bruxellois de l’Emploi Didier Gosuin (Défi) avait annoncé que la Région viendrait en aide aux membres du personnel licenciés pour les aider à retrouver un emploi dans le secteur. Six mois plus tard, 35 % des personnes concernées par la faillite du Sheraton ont retrouvé une activité professionnelle. Sur les 130 Bruxellois mis à la porte, 36 personnes étaient sous un statut employé. Parmi celles-ci, 19 ont un nouveau travail, majoritairement sous CDI et dans le secteur hôtelier. Les résultats sont moins bons du côté des 94 Bruxellois qui étaient sous statut ouvrier. Seuls 27 d’entre eux ont retrouvé un emploi, majoritairement en CDD et en intérim.

"Pour les 65 % des personnes restant, actuellement, sans emploi, les services d’Actiris restent toujours à disposition pour les accompagner tant dans la recherche d’emploi que dans la préparation de celle-ci. Il est cependant à noter que pour une partie du personnel ouvrier, la recherche active d’un emploi était freinée par l’espoir d’une reprise de l’hôtel endéans les six mois et donc de l’obligation d’une reprise du personnel", a commenté Didier Gosuin, interrogé par le chef de groupe MR au Parlement bruxellois Vincent De Wolf sur l’appui régional apporté aux anciens employés du Sheraton.

Plusieurs actions menées depuis le licenciement

Le ministre amarante a énuméré les actions menées depuis le licenciement, à commencer par la matinée d’information organisée par Actiris dans ses locaux avec les représentants du secteur de l’Horeca et de l’hôtellerie. Environ 150 personnes avaient répondu à l’invitation. A l’issue de cette séance, Actiris avait reçu 36 demandes de reclassement professionnel. Parmi ces personnes, 16 se sont vu octroyer un chèque formation. L’Office bruxellois de l’emploi a aussi délivré une carte de réduction restructuration à 52 travailleurs.

Aux yeux de Vincent De Wolf, le bilan des pertes d’emploi reste préoccupant. "Face à ce drame, l’accompagnement des chômeurs par Actiris doit être intensifié en ciblant, notamment, les besoins des nombreux pôles Horeca situés dans la périphérie, en synergie avec le VDAB, notamment dans la zone aéroportuaire de Zaventem, ainsi que les orientations des personnes vers les formations liées aux métiers en pénurie pour les situations de reconversion professionnelle. Toutes les pistes doivent être explorées tous azimuts et de façon proactive", estime le libéral.