Bruxelles

Le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem (CD&V) a indiqué ce dimanche qu’une seule solution était possible après les événements de la Saint-Sylvestre à Bruxelles : la fusion des zones de police bruxelloises.

L’hypothèse divise dans l’opinion, mais pourrait fonctionner si elle ne concerne qu’une unité dédiée aux missions de maintien de l’ordre, selon Thierry Belin, secrétaire national du personnel de police et de sécurité (SNPS) : "Sur le fond, le ministre a raison car c’est ce qui se passait dans le temps avec la gendarmerie. Il y avait un responsable du service d’ordre à Bruxelles et cela fonctionnait. C’est vrai que si on avait un fonctionnement unique cela pourrait marcher, mais comment faire avec les 19 communes ? Il sait très bien qu’on ne mettra pas tout le monde d’accord. Il faut sans doute créer une force commune qui soit mise sous un seul commandement et qui ne fasse que du maintien de l’ordre. Il faudrait créer cela dans la grande agglomération, mais pour cela il ne faut pas fusionner les zones. Chacune a ses propres spécificités et la fin des différentes zones met en péril la police de proximité."

Augmenter les moyens

Pour le secrétaire national du SNPS, comme pour Raoul Moulin de la CSC, la réponse aux événements du Nouvel An est toujours la même avant d’évoquer des fusions : l’augmentation des moyens pour engager du personnel. "La police fédérale a été asséchée financièrement et on n’a jamais changé les normes des polices locales. On se retrouve avec des bases de fonctionnement d’il y a 20 ans et ça ne va pas. On manque de moyens et de personnel pour faire face. On dénonce depuis longtemps le manque de policiers. C’est le nœud du problème et tout le monde le sait", raconte Thierry Belin. Il explique aussi ne pas être étonné de la sortie du ministre sachant qu’on "est d’ores et déjà en période électorale".