"On va se battre pour les 1,5 degré", défend Adélaïde Charlier, porte-parole du mouvement Youth For Climate. "On ne veut pas aller au-delà de ce réchauffement planétaire, parce que cela veut dire pertes de vies, montée des eaux..."

Des initiatives similaires ont été organisées dans plus de 2.000 villes à travers le monde. Elles appellent les dirigeants politiques à être plus ambitieux dans leurs efforts face à l'urgence climatique et célèbrent également le 5e anniversaire de l'accord de Paris.

Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne (UE) se sont accordés vendredi matin pour rehausser l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à -55% d'ici 2030 par rapport au niveau de 1990, contre une diminution de -40% jusqu'à présent.

"On fait des pas en avant", concède Adélaïde Charlier. "Mais, si on suit le rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), on devrait être neutre en carbone en 2030, c'est-à-dire qu'on est 20 ans en retard. Ce sont des conséquences que ma génération va devoir vivre... On n'est pas encore assez rapide."