Brèves

Un jury sera composé mardi après-midi devant la cour d’assises d’Anvers pour le procès d’Albert Van Eemeren (65 ans), accusé de l’assassinat de son épouse Annick Adriaenssens (56 ans). Il y a un an et demi, l’homme a étranglé sa femme dans leur maison à Ravels, dans la province d’Anvers. Le 24 novembre 2011, l’accusé a appelé la police pour expliquer qu’il avait tué sa femme. Lorsque les agents de police sont arrivés sur les lieux, ils ont découvert le corps sans vie de la victime dans son lit. Selon Albert Van Eemeren, son épouse était malade et souffrait de douleurs incessantes. Ils avaient décidé ensemble de se suicider. Le couple menait une existence isolée et n’avait que des contacts sporadiques avec les membres de leur famille. Ils vivaient la nuit et dormaient le jour. A cause des problèmes médicaux d’Annick Adriaenssens, ils accumulaient les factures et collectionnaient les ennuis financiers. Ils avaient d’ailleurs souvent envisagé de mettre un terme à tous ces problèmes, selon l’accusé. Lorsqu’il s’est réveillé le 20 ou le 21 novembre 2011 - il n’est pas sûr de la date - il a décidé de tuer son épouse. Il ne l’avait pas informée de ses intentions et elle n’aurait rien dit ou rien fait lorsqu’il a saisi sa gorge dans le salon. Albert Van Eemeren a reconnu plus tard qu’il ne savait pas si sa femme voulait toujours mourir et qu’il aurait peut-être d’abord dû en discuter avec elle. Après avoir tué sa femme, il l’a traînée dans la chambre à coucher et l’a allongée dans leur lit. Il a ensuite écrit une lettre de suicide, a ingurgité une grande quantité de pilules et s’est couché à côté de son épouse. Il s’est réveillé trois ou quatre jours plus tard et a appelé le service 100. Ses explications sur la succession des événements ne correspondent cependant pas aux résultats du rapport toxicologique. Les concentrations des quatre médicaments retrouvés dans son sang suggèrent une prise des produits le jour même de son examen sanguin, soit le 24 novembre, la date de son coup de téléphone à la police. Le procès, qui sera présidé par le juge Michel Jordens, pourrait durer quatre jours. Le ministère public sera représenté par le substitut du procureur général Bart Van der Veken et Me Peter Verpoorten défendra l’accusé. Les parties civiles seront assistées par Me Erica Caluwaerts. (Belga)

Anvers

Un homme accusé de l’assassinat de son épouse malade

Un jury sera composé mardi après-midi devant la cour d’assises d’Anvers pour le procès d’Albert Van Eemeren (65 ans), accusé de l’assassinat de son épouse Annick Adriaenssens (56 ans). Il y a un an et demi, l’homme a étranglé sa femme dans leur maison à Ravels, dans la province d’Anvers. Le 24 novembre 2011, l’accusé a appelé la police pour expliquer qu’il avait tué sa femme. Lorsque les agents de police sont arrivés sur les lieux, ils ont découvert le corps sans vie de la victime dans son lit. Selon Albert Van Eemeren, son épouse était malade et souffrait de douleurs incessantes. Ils avaient décidé ensemble de se suicider. Le couple menait une existence isolée et n’avait que des contacts sporadiques avec les membres de leur famille. Ils vivaient la nuit et dormaient le jour. A cause des problèmes médicaux d’Annick Adriaenssens, ils accumulaient les factures et collectionnaient les ennuis financiers. Ils avaient d’ailleurs souvent envisagé de mettre un terme à tous ces problèmes, selon l’accusé. Lorsqu’il s’est réveillé le 20 ou le 21 novembre 2011 - il n’est pas sûr de la date - il a décidé de tuer son épouse. Il ne l’avait pas informée de ses intentions et elle n’aurait rien dit ou rien fait lorsqu’il a saisi sa gorge dans le salon. Albert Van Eemeren a reconnu plus tard qu’il ne savait pas si sa femme voulait toujours mourir et qu’il aurait peut-être d’abord dû en discuter avec elle. Après avoir tué sa femme, il l’a traînée dans la chambre à coucher et l’a allongée dans leur lit. Il a ensuite écrit une lettre de suicide, a ingurgité une grande quantité de pilules et s’est couché à côté de son épouse. Il s’est réveillé trois ou quatre jours plus tard et a appelé le service 100. Ses explications sur la succession des événements ne correspondent cependant pas aux résultats du rapport toxicologique. Les concentrations des quatre médicaments retrouvés dans son sang suggèrent une prise des produits le jour même de son examen sanguin, soit le 24 novembre, la date de son coup de téléphone à la police. Le procès, qui sera présidé par le juge Michel Jordens, pourrait durer quatre jours. Le ministère public sera représenté par le substitut du procureur général Bart Van der Veken et Me Peter Verpoorten défendra l’accusé. Les parties civiles seront assistées par Me Erica Caluwaerts. (Belga)