Grève des sans-papiers : les soutiens de Gand suspendent à leur tour leur mouvement

Les soutiens aux sans-papiers qui occupaient le bâtiment UFO de l'Université de Gand suspendent leur mouvement, alors que les grévistes de la faim de l'église du Béguinage, dans la capitale, de l'Université libre de Bruxelles (ULB) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ont cessé leur grève mercredi dernier.

Grève des sans-papiers : les soutiens de Gand suspendent à leur tour leur mouvement
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Cette suspension a été décidée en étroite collaboration avec l'Union des sans-papiers pour la régularisation (USPR), ont-ils indiqué dimanche dans un communiqué. Si le gouvernement ne tient pas ses promesses, l'action reprendra, ont-ils prévenu. "Dans la lignée de la suspension de la grève de la faim par l'USPR, les occupants de l'Université de Gand reconnaissent la nécessité de poursuivre la mobilisation et la lutte. Dès lors, les groupes d'occupants et leurs soutiens restent actifs et déterminés à faire en sorte que les procédures politiques progressent comme promis", ont-ils indiqué.

L'occupation pourrait dès lors reprendre "si le gouvernement ne tient pas ses promesses". Depuis le 5 juillet, une trentaine de soutiens occupaient un bâtiment de l'université gantoise pour plaider en faveur d'une régularisation collective.

Par ailleurs, les occupants et leurs soutiens ont décidé d'initier un mouvement à long terme pour la régularisation générale des sans-papiers en Belgique. Ils souhaitent ainsi s'appuyer sur la dynamique lancée par l'USPR. "Ce mouvement est également nécessaire, car la proposition du secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V), qui a mis fin à la grève de la faim, ne dit rien sur les 150.000 migrants sans papiers qui sont maintenus dans l'illégalité et tenus à l'écart des filets de sécurité sociale", ont-ils relevé.

Les occupants ont également déploré le manque d'engagement du recteur Rik Van de Walle. "Au lieu d'entamer un dialogue avec nous, le recteur a renforcé l'image d'une occupation inappropriée et radicale. Ce faisant, le recteur a ignoré la manière dont l'occupation a été utilisée pour réfléchir et discuter du rôle des sans-papiers dans notre société, et à quoi ressemblerait une solution humaine."

Le recteur avait également menacé de poursuites judiciaires et d'expulsion si le bâtiment n'était pas libéré au plus tard dimanche/aujourd'hui. Une des conditions ayant mené à la décision de suspendre l'occupation était le maintien des messages et dessins à caractère politique dans le hall. "Les occupants exigent également que le recteur Van de Walle entame des négociations pour créer une zone sûre au sein de l'Université de Gand, à laquelle tous les sans-papiers auraient accès."

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